Publié le dimanche 22 mars 2009

Les TCA entameront les pourparlers avec Chrysler lundi

22 03 2009

( La Presse Canadienne - Toronto ) - Le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) a annoncé dimanche qu'il entamera les pourparlers avec le constructeur automobile Chrysler lundi, à Toronto.

Le président des TCA, Ken Lewenza, admet que la décision de se présenter à la table des négociations a pris plus de temps que prévu. Mais il s'attend à ce que le processus qui se remet en marche permettra de parvenir à une entente avec Chrysler pour préserver les emplois au Canada.Rappelons qu'une nouvelle entente entre les TCA et General Motors a été conclue le 8 mars et a été ratifiée le 11 mars.

Tant Chrysler que General Motors doivent conclure des ententes sur la réduction des coûts avec toutes les parties prenantes, puisque l'échéance du 31 mars imposée par les gouvernements de l'Ontario et du Canada pour être admissibles au soutien financier approche rapidement.

Les TCA représentent environ 8000 travailleurs des secteurs du montage, des pièces d'autos et des bureaux de Chrysler, à Brampton, Windsor et Etobicoke, en Ontario.




Les Madelinots se rassemblent pour lancer la pêche aux phoques

22 03 2009

( La Presse Canadienne - Iles-de-la-Madeleine ) - Plusieurs centaines de Madelinots se sont rassemblés dans le port de Cap-aux-Meules dimanche après-midi, pour marquer le début des activités de chasse aux loups-marins.

L'événement, qu'on souhaite renouveler à chaque printemps, a été marqué par le lancement d'une gerbe de fleur à la mer, à la mémoire des marins et chasseurs disparus en mer; et tout particulièrement des quatre victimes du naufrage de l'Acadien II, en mars dernier.

Ceux qui ont pris la parole ont souligné le courage des chasseurs, et leur fierté à exercer une activité bien ancrée dans leurs traditions.

C'est sur la base d'un plan de gestion intérimaire leur allouant 15 000 têtes, que les Madelinots débuteront leurs activités de chasse aux loups-marins, lundi.

La ressource est proche des côtes de l'archipel, et est donc facilement accessible tant par bateau que par voie de terre, de se réjouir le président de l'Association des chasseurs de phoque des Îles, Denis Longuépée.

L'entreprise de transformation des produits du loups-marins de Cap-aux-Meules, TAMASU, annonce pour sa part qu'elle offre 30 $ pour les peaux de première qualité, contre 33 $ l'an dernier.

C'est deux fois plus que ce qu'affichent actuellement les acheteurs terre-neuviens.




Ambulanciers paramédicaux
Une menace de grève

22 03 2009

Des ambulanciers paramédicaux de partout au Québec pourraient déclencher la grève au cours des prochaines semaines. Environ 3400 d'entre eux se prononceront d'ici les prochains jours sur un plan d'action. La possibilité d'un débrayage en fera partie.

Affiliés à la CSN, les ambulanciers dénoncent le fait qu'ils n'ont toujours pas conclu d'accord avec Québec sur leur intégration à une nouvelle échelle salariale.

Il y a près d'un an et demi, ils s'étaient entendus avec le gouvernement pour que leur rémunération horaire passe à 30 $ au 1er juillet. En ce moment, elle est, selon la CSN, de 23,84 $ au plus haut échelon salarial.

En comparaison avec le salaire de leurs collègues du même échelon d'autres provinces canadiennes, il s'agit de 7 $ de moins par heure.

De plus, comme l'explique Jeff Begley, de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, ils ignorent encore comment la transition se fera.

Ce porte-parole syndical parle même « d'un fossé énorme » entre la position syndicale et celle du gouvernement du Québec.

Une éventuelle grève des ambulanciers paramédicaux affecterait Montréal, Québec ainsi que certaines régions.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne )




Ambulanciers paramédicaux
Une menace de grève

22 03 2009

Des ambulanciers paramédicaux de partout au Québec pourraient déclencher la grève au cours des prochaines semaines. Environ 3400 d'entre eux se prononceront d'ici les prochains jours sur un plan d'action. La possibilité d'un débrayage en fera partie.

Affiliés à la CSN, les ambulanciers dénoncent le fait qu'ils n'ont toujours pas conclu d'accord avec Québec sur leur intégration à une nouvelle échelle salariale.

Il y a près d'un an et demi, ils s'étaient entendus avec le gouvernement pour que leur rémunération horaire passe à 30 $ au 1er juillet. En ce moment, elle est, selon la CSN, de 23,84 $ au plus haut échelon salarial.

En comparaison avec le salaire de leurs collègues du même échelon d'autres provinces canadiennes, il s'agit de 7 $ de moins par heure.

De plus, comme l'explique Jeff Begley, de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, ils ignorent encore comment la transition se fera.

Ce porte-parole syndical parle même « d'un fossé énorme » entre la position syndicale et celle du gouvernement du Québec.

Une éventuelle grève des ambulanciers paramédicaux affecterait Montréal, Québec ainsi que certaines régions.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne )




Déclaration sur l'eau
Difficile de couler de source

22 03 2009

L'ONU célèbre depuis 2005 la Décennie de l'eau.

C'est par une déclaration sur la nécessité d'améliorer l'accès à l'eau et de l'assainir que s'est terminé dimanche à Istanbul, en Turquie, le 5e Forum mondial de l'eau.

Toutefois, les réactions sont mitigées et cette déclaration ne fait pas l'unanimité. En effet, la notion de « droit d'accès à l'eau », réclamée par bon nombre d'ONG et plusieurs pays, ne figure pas au texte. Les délégués ont plutôt préféré utiliser celle de « besoin humain fondamental ».

Plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique, ainsi que la France et l'Espagne, ont tenté, en vain, de faire modifier le texte afin qu'il stipule que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un « droit » et non un « besoin ».

Aussi, plusieurs ONG ont regretté que les débats sur la « diplomatie de l'eau » n'aient pas progressé.

Le document insiste sur la nécessité d'améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement à travers le monde. Plus particulièrement, il parle de faire des économies d'eau, de lutter contre la pollution des cours d'eau et des nappes phréatiques, et de collecter et traiter les eaux usées.

En outre, le texte énumère un certain nombre d'engagements pour mieux gérer la demande en eau. Sur notre planète, 2,5 milliards de personnes en sont encore privées.

Pendant une semaine, plus de 25 000 personnes ont débattu des moyens pour protéger et pour préserver cette ressource. Les principaux défis sont la pression de la croissance démographique et le réchauffement climatique.

Les villes de Marseille et de Durban, en Afrique du Sud, sont en lice pour accueillir la prochaine édition du Forum. Elle aura lieu en 2012.

Un investissement du Canada

Par ailleurs, le Canada investira 2,5 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer le Programme de l'eau du Système mondial de surveillance continue de l'environnement de l'ONU.

En effet, Ottawa a décidé de renouveler le financement de ce programme dont l'existence était menacée. Il s'ajoute à celui que le programme reçoit déjà chaque année, totalisant ainsi 4,5 millions de dollars.

Cette contribution servira notamment à accroître les activités d'évaluation de la qualité de l'eau et à établir des programmes d'échantillonnage de l'eau dans les pays en voie de développement.

Le Programme de l'eau du GEMS est basé à Burlington, en Ontario. Il fournit de l'information à propos des températures, de la teneur en métal et d'autres informations concernant la qualité des eaux intérieures à 2700 stations d'observation dans le monde.

Plusieurs agences onusiennes dépendent de ces renseignements, et le programme offre également de la formation et des conseils pour la mise sur pied de programmes d'échantillonnage de l'eau aux pays en voie de développement.

Une journée mondiale

Dimanche était la Journée mondiale de l'eau. Pour l'occasion, des activités de sensibilisation à l'importance et à la fragilité de cette ressource avaient lieu dans plusieurs villes canadiennes. Instituée par l'ONU, à la suite du Sommet de Rio de 1992, la Journée mondiale de l'eau avait cette année pour thème les eaux transfrontalières. En plus de la journée de l'eau, l'ONU célèbre aussi depuis 2005 la Décennie de l'eau.

( Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Presse canadienne )




Californie
Oakland: 3 des 4 policiers blessés sont morts

22 03 2009

( LCN et Associated Press ) - En Californie, un individu a tué trois policiers et en a blessé un autre grièvement avant d'être abattu. L'homme de 26 ans, qui était recherché pour ne pas avoir respecté les conditions de sa libération conditionnelle, aurait d'abord été arrêté au volant de sa voiture, pour une vérification de routine.

Il aurait ouvert le feu sur les deux agents de police, en tuant un et blessant le second. Le tireur aurait pris la fuite à pied, déclenchant une chasse à l'homme impliquant des douzaines de policiers.

Deux heures et demi plus tard, des agents du SWAT ont cerné l'homme dans un édifice à logements.

Deux d'entre eux ont été abattus par le forcené avant qu'il soit tué dans la fusillade qui a suivi.




La saison des sucres commence au Québec!

22 03 2009

( LCN ) - La saison des sucres commence au Québec. Jusqu'à maintenant, les températures sont adéquates à la production de sirop d'érable.

Il faut dire qu'un tiers de la production annuelle s'effectue en mars, alors que les deux tiers restants se font en avril. Le Québec compte 10 000 producteurs acéricoles.

À Montréal et dans les environs, la saison bat son plein. C'est donc en plein le temps de consommer toute la gamme des produits de l'érable, que ce soit du sucre d'érable, des bonbons, de la tire, du beurre, sans oublier le sirop.

Il est aussi possible de se sucrer le bec dans les cabanes à sucre, où on vous offre des repas traditionnels de crêpes, fèves au lard, soupe aux pois, et plus encore.




Ignatieff courtise les Québécois, sans s'engager

22 03 2009

( Fannie Olivier - La Presse Canadienne - Laval ) - Le chef libéral Michael Ignatieff demande aux Québécois de lui faire confiance en lui donnant la chance de prouver qu'il peut faire beaucoup pour la province, mais ils devront néanmoins attendre avant de voir des engagements concrets de sa part.

Dans un discours clôturant le conseil général de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) à Laval, dimanche, Michael Ignatieff s'est adressé aux électeurs qui ont appuyé le Bloc québécois lors de la dernière campagne.Selon lui, plusieurs électeurs ont choisi de voter pour le parti de Gilles Duceppe parce qu'ils sont fiers de leur identité québécoise, sans pour autant adhérer à son programme politique.

«C'est à ces gens que je m'adresse. Donnez-nous la chance de prouver ce que nous pouvons faire pour le Québec, pour vos familles, pour vos voisins, pour vous», a lancé M. Ignatieff à devant un auditoire composé de plusieurs centaines de militants.

«Laissez-nous vous prouver qu'il n y a aucune contradiction entre la fierté que vous ressentez d'être Québécois et la volonté de participer à la grande et belle aventure qui s'appelle le Canada», a-t-il insisté.

Origines québécoises

Pour tenter de gagner le coeur des Québécois, le leader libéral a rappelé que c'est au Québec que ses grands-parents, immigrants de Russie dans les années 1920, ont choisi de s'établir. Il a énuméré une série de thèmes pouvant interpeller les Québécois et sur lesquels il compte miser s'il est au pouvoir, comme les énergies renouvelables, le secteur forestier, l'aéronautique et la culture.

Aucun engagement concret n'a cependant été émis. En conférence de presse, M. Ignatieff a indiqué qu'il attendra la prochaine campagne électorale pour faire connaître ses promesses.

«Il y aura bien sûr des propositions concrètes pour les Québécois et les Québécoises pendant une campagne électorale. Pour le moment, nous sommes là pour montrer que nous sommes de retour», a lancé le chef libéral.

Avec seulement 14 circonscriptions au Québec contre 49 pour le Bloc, les libéraux ont certainement beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir prétendre avoir conquis la province.

Dans son allocution, M. Ignatieff a assuré qu'il n'était pas naïf et qu'il savait que le combat qui attendait ses troupes sera «féroce».




Le film apocalyptique ''Predictions'' hypnotise le box-office nord-américain

22 03 2009

( Agence France-Presse ) - LOS ANGELES, 22 mars 2009 - Le film apocalyptique "Predictions", avec Nicolas Cage, a pris dès sa sortie la tête du box-office nord-américain ce week-end, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

La grosse production, dont le scénario tourne autour d'une série de chiffres prophétisant des catastrophes à venir, empoche 24,8 millions de dollars de recettes.

Deux autres nouveautés forment le peloton de tête, avec en deuxième position la comédie "I love you, man" sur les tribulations d'un homme et de son témoin de mariage (18 millions de dollars de recettes), suivie du nouveau film avec Julia Roberts, Duplicity, qui met en scène l'amour vache de deux espions rivaux (14,4 millions).

"La montagne ensorcelée", un film d'aventure et de science-fiction signé Disney, tombe de la première à la quatrième place, avec 13 millions de dollars.

Le film de super-héros "Watchmen-Les gardiens", adapté d'une bande dessinée populaire, tombe de la deuxième à la cinquième place avec 6,7 millions de dollars de recettes, accumulant 98 millions en trois semaines.

Un film d'épouvante, "La dernière maison sur la gauche", le talonne avec 5,9 millions de dollars.

Le thriller "Taken" s'accroche au box-office huit semaines après sa sortie (4,1 millions, soit 133 millions au total). Le héros du film, Liam Neeson, vient dans la vraie vie de perdre tragiquement sa femme, l'actrice britannique Natasha Richardson, décédée jeudi des suites d'un accident de ski.

En huitième position, arrive "Slumdog millionaire", qui continue de profiter de ses huit Oscars à Hollywood et gagne encore 2,7 millions de dollars pour sa 19e semaine sur les écrans (137,2 au total).

La comédie "Madea goes to jail" signée Tyler Perry perd encore quatre places dans le classement (2,5 millions), suivie du film d'animation "Coraline" qui ferme la marche en dixième position avec 2,1 millions de recettes.




Tragique incendie: un enfant périt à Magog

22 03 2009

( Marie-Christine Bouchard ) - (MAGOG) - Une fillette de 9 ans a trouvé la mort dans le violent incendie qui a ravagé le duplex dans lequel elle dormait. La tragédie s'est déroulée aux environs de 3 h dans la nuit de samedi à dimanche aux 549 et 551, rue Bellevue, à Magog.

La victime se trouvait dans la maison en compagnie de ses parents et de ses frères et soeurs de 2 et 11 ans au moment où les flammes auraient pris naissance dans la cuisine de leur maison.

D'ailleurs, toute la famille a été transportée à l'hôpital. «Le père souffrait de blessures légères et les trois autres membres de la famille avaient inhalé de la fumée. Tous les quatre souffraient aussi d'un choc nerveux», explique Édith Charbonneau, porte-parole d'Ambulance de l'Estrie.

Les voisins, qui demeurent dans l'autre partie du duplex, ont par chance réussi à sortir à temps. Selon les voisins, cette famille compterait six enfants et ils auraient trouvé refuge chez des amis. Il ne reste plus rien de leur résidence.

"Le père hurlait"

Après avoir seulement pris le temps d'enfiler des vêtements chauds, l'homme s'est aussitôt dirigé vers le brasier où une scène très difficile l'attendait.

«Le père de famille était nus pieds, à genoux en avant de la maison et hurlait ''Mon enfant! Mon enfant!'' C'était terrible», a-t-il soupiré en secouant la tête.

Les voisins qui demeurent devant le 551 de la rue Bellevue, les propriétaires d'un autre gîte touristique, ont aussi été témoins de la scène.

«La mère était là aussi, elle marchait de long en large avec une couverture sur les épaules... Je suis allé chercher des manteaux pour leur donner, mais ils ont été amenés rapidement dans des voitures de police et des ambulances», explique Danielle Goyer, visiblement émue et secouée par la tragédie.

Quant aux voisins immédiats, à la droite de l'immeuble incendié, ils ont aussi été réveillés par les policiers aux petites heures de la nuit.

«Je ne connaissais pas vraiment ces gens, mais c'étaient des bons voisins, des gens bien corrects, un petit couple avec des beaux enfants. Je les avais vus arriver chez eux hier (samedi) après-midi», a soupiré Thérèse Marchand.

Cause inconnue

Quelques résidences voisines, dont un gîte touristique, ont été évacuées pendant une partie de la nuit. Malgré la violence de l'incendie et le vent qui soufflait, les pompiers magogois ont toutefois réussi à limiter l'incendie au jumelé.




Irak: 62 000 fonctionnaires licenciés pour corruption depuis 2006

22 03 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le ministère irakien de l'Intérieur a renvoyé quelque 62 000 fonctionnaires pour corruption depuis 2006, soit plus de 10% de ses effectifs, affirme le ministre Jawad Bolani, dans une contribution au quotidien américain Chicago Tribune publiée dimanche.

«Nous nous sommes attaqués à la corruption en licenciant 62 000 employés et avons commencé à lutter contre les divisions confessionnelles en interdisant toute activité politique aux policiers, et en créant une force de police composée de tous les Irakiens, avec des chiites, des sunnites et des Kurdes», écrit M. Bolani, ministre de l'Intérieur depuis 2006. Son ministère est le premier employeur d'Irak avec 500 000 fonctionnaires.

«J'ai l'espoir que ce ministère soit de nouveau un miroir de l'Irak, mais cette fois pour un pays uni et en paix», poursuit-il.

Les forces de police «continuent de croître grâce à l'arrivée de nouvelles recrues, déterminées à maintenir la stabilité nécessaire au succès de l'Irak», ajoute le ministre.

«Nous avons l'occasion d'être la première démocratie arabe qui fonctionne», assure-t-il.

«Bien sûr, des défis demeurent alors que nous continuons à nous battre contre l'infiltration des milices et les insurgés, mais nous avons le vent en poupe», comme en témoigne «le net déclin du crime et de la violence» dans le pays, conclut le ministre irakien.




Les fugueurs de moins en moins repérables

22 03 2009

( Katia Gagnon - La Presse ) - Sylvain Flamand est inquiet. L'intervenant , qui travaille à l'organisme Dans la rue, observe, comme plusieurs autres spécialistes, que les jeunes fugueurs disparaissent de plus en plus de l'espace public. Ils sont donc d'autant plus difficiles à retrouver.

Il y a 10 ans, les travailleurs de rue qui aident les jeunes sans-abri savaient très bien où se rendre pour rejoindre leur clientèle. «Le travailleur de rue qui se présentait à tel coin de rue à telle heure était certain de voir arriver sa clientèle, dont les nouveaux, qui s'agglutinaient autour des anciens. Les jeunes qui fuguaient avaient des lieux de rencontre, des codes vestimentaires.»

Or, ce n'est plus le cas aujourd'hui. «Les enfants disparaissent complètement de la carte», dit-il. Les jeunes se retrouvent dans des lieux qui échappent aux travailleurs de rue. Des appartements privés, des bars de danseuses, des peepshows. Les intervenants peinent donc à les rejoindre pour leur donner de l'aide.

«Et ces jeunes ne s'identifient plus du tout à l'image de jeunes marginaux. Ils sont dans des bars chic, ils sont dans des univers de rave, de culture yo, de gangsters. Ils sont propres, bien habillés, très branchés. Et ils sortent avec des messieurs qui leur paient tout ça.»

La répression policière contre les jeunes de la rue et l'émergence des gangs de rue montréalais, toujours à la recherche de recrues pour la prostitution, ont donc totalement changé l'univers des jeunes en fugue. Plusieurs intervenants témoignent d'ailleurs de la facilité avec laquelle les recruteurs des gangs de rue repèrent les jeunes fugueurs à la Station centrale, rue Berri.

«Ils voient les fugueurs débarquer de l'autocar et ça leur prend 10 secondes à les repérer. Alors ils leur offrent le gîte, des vêtements», raconte Claude Villeneuve, du centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent, qui a travaillé de longues années à Montréal. À l'époque, de jeunes contrevenants repentis lui avaient montré, sur place, leur façon de procéder pour recruter. D'une déconcertante facilité.

«Les services de la rue sont plus performants que les nôtres», acquiesce ironiquement Sylvain Flamand. Pour réagir à ce phénomène «dramatique», M. Flamand a mis sur pied, depuis un an, une recherche-action avec tous les partenaires concernés. Les résultats seront connus dans quelques mois.

VOUS CRAIGNEZ QUE VOTRE ENFANT NE FUGUE?

VOICI QUELQUES RESSOURCES:

Le Service de police de la ville de Montréal offre un guide de conseils aux parents : www.spvm.qc.ca/fr/service/1_4_2_2_Fugue-conseils.asp

Le site de l'organisme En marge 12-17 : www.enmarge1217.ca

Le site de l'organisme Dans la rue : www.danslarue.org

Le site du Refuge des jeunes : www.refugedesjeunes.org




Les visages de la fugue

22 03 2009

( Katia Gagnon - La Presse ) - La disparition non résolue du jeune David Fortin a braqué les projecteurs sur les fugues d'adolescents. Bon an, mal an, on recense autour de 5000 fugues au Québec. La majorité sont très courtes: après 24 heures de révolte, le jeune rentre chez lui. Cependant, d'autres s'évanouissent carrément dans la nature: la répression policière et l'émergence des gangs de rue ont fait en sorte que les fugueurs disparaissent de plus en plus de l'espace public.

Il y a un an et demi, Jean Larivée a reçu un appel de son ex-femme. Leur fils de 15 ans avait quitté le domicile de sa mère. Il avait laissé une note. «Je pars. N'appelle pas la police.» Les parents, paniqués, ont immédiatement composé le 911. La police a retrouvé Mathieu quelques jours plus tard dans une autre ville.

«J'aurais voulu le kidnapper, le garder dans un sous-sol et défaire le lavage de cerveau qu'il avait reçu de ses amis dans la rue», raconte le père, qui a encore les larmes aux yeux en évoquant cet épisode.

Jean Larivée avait pourtant tout fait pour protéger son fils à l'adolescence. Il a payé des tuteurs privés pour l'aider à l'école. Il a déménagé dans une banlieue cossue. «Je voulais m'assurer d'être le plus loin possible des éléments du centre-ville de Montréal.»

Mais la révolte de l'adolescence précisément poussé Mathieu chez les jeunes de la rue, pour qui son père manifestait le plus grand mépris. Après sa fugue initiale, Mathieu est reparti. Il a vécu dehors tout un été. Il a été squeegee, il a mendié pour manger, a pris de la drogue.

Des jeunes comme Mathieu, qui fuient une famille sans histoire, représentent la majorité des 5163 cas de fugue recensés au Québec en 2007. Ces fugues sont généralement très courtes : les deux tiers se règlent en moins de 24 heures. Rapidement, les jeunes se heurtent à la dure réalité de la rue et retournent chez eux.

L'organisme En marge 12-17, qui offre un service d'hébergement d'urgence aux mineurs, reçoit plusieurs de ces fugueurs chaque semaine. Dans le vieil immeuble de la rue Christophe, en plein coeur du centre-ville, la peinture s'écaille et les planchers craquent. À l'étage, où les murs sont couverts de graffitis complexes, on aménagé une chambre où trois lits attendent les jeunes en quête d'un toit.

«Plusieurs de ces jeunes sont en fugue, ils ne font pas partie de la rue. Souvent, quand on leur explique exactement ce que c'est, être dans la rue, ils se réveillent. Ils se disent: ouais, ça va mal chez nous, mais c'est 100 fois mieux qu'être ici», explique Eduardo Alvarenga, intervenant de nuit à En marge. Généralement, ces jeunes retournent à la maison d'eux-mêmes, assez rapidement. Non sans avoir vécu, au passage, des expériences difficiles.

Des enfants de bonne famille

Durant ses semaines d'errance, le fils de Jean Larivée a été témoin de scènes de violence. Il a fait des badtrips avec de la drogue de mauvaise qualité. Mais il a fini par rentrer au bercail. Il a repris l'école. «J'envisage l'avenir de mon fils avec optimisme. Alors qu'avant, c'était no future.»

Mathieu a accumulé du vécu et son père a lui aussi beaucoup appris. Il a fréquenté les groupes mis sur pied par l'organisme En margepour les parents de fugueurs afin qu'ils partagent leurs expériences et leurs difficultés.

«On a le réflexe de penser que les jeunes en fugue sont toujours issus de milieux défavorisés. Or, ce n'est pas du tout le cas», souligne Anne Charpentier, qui anime ces rencontres. Les parents participants sont souvent issus de la classe moyenne supérieure. Anne Charpentier se souvient encore de l'appel de cette fille de 13 ans, tombée sous la coupe d'un gang de rue, dont les parents professionnels étaient riches et vivaient dans une villa de rêve.

Dans les locaux d'En marge 12-17, ces jeunes fugueurs de bonne famille côtoient cependant une autre clientèle, qui, elle, expérimente la rue depuis belle lurette. Comme Isabelle, 17 ans, assise en ce dimanche soir dans la cuisine aux murs verts de l'immeuble de la rue Saint-Christophe. Lorsqu'elle a débarqué dans la chambre de dépannage de l'organisme, elle avait des maux de ventre. On l'a emmenée voir un médecin. Diagnostic: enceinte de deux mois. Elle souffrait aussi de deux infections transmises sexuellement.

Isabelle a quitté la maison de sa mère il y a bientôt deux ans, après avoir été placée dans des ressources de la Direction de la protection de la jeunesse pendant plusieurs années. «Je voulais vivre ma vie», dit-elle. Son sourire coquin est encore celui d'une enfant. Mais quand elle raconte son histoire, on voit à quel point Isabelle est loin de l'enfance. Elle a vécu un peu partout, chez des amis, dans des squats. Elle a travaillé comme escorte pendant quelques mois.

Maintenant, elle a trouvé un havre à En marge pour le prochain mois. L'organisme offre cinq lits d'hébergement à plus long terme afin de sortir des jeunes comme Isabelle de leur vie d'errance. Isabelle veut trouver un appartement supervisé, poursuivre sa grossesse et, éventuellement, trouver un emploi.

Les Centres jeunesse touchés

Dans le salon qui jouxte la cuisine, où trônent des canapés au cuir défraîchi, Pat joue à l'ordinateur. Il trouve le site de son groupe préféré et sa chanson phare, qui ne contient que deux mots: fuck et shit, répétés sur tous les tons. Pat est lui aussi un enfant de la DPJ: il est placé depuis qu'il est tout petit. Il a fait le tour des ressources, jusqu'au centre sécuritaire, d'où il ne cessait de fuguer. Toujours, il se retrouvait au centre-ville. «J'étais écoeuré des règles. Je prenais du bon temps.»

«Les jeunes pris en charge à long terme par la DPJ sont une clientèle vraiment problématique. Ils finissent par haïr les cadres, les centres et, en même temps, ils sont incapables de fonctionner sans ça», observe Sylvain Flamand, de l'organisme Dans la rue, qui a aussi ouvert une ressource d'accueil pour les fugueurs de 12 à 21 ans. Le refuge a été baptisé «le bunker» par les jeunes.

M. Flamand estime que la DPJ doit entreprendre une réflexion sur ces jeunes hébergés à long terme, à qui, selon lui, on nie des expériences essentielles aux adolescents, par exemple la sexualité. «En niant le développement du jeune à ce chapitre, on précipite la fuite», dit-il. Les chiffres du Centre jeunesse de Montréal sont en effet impressionnants: 567 fugues en 2008 seulement. Et il est d'autant plus facile de s'enfuir que la loi bannit désormais les portes verrouillées de la plupart des centres.

Pourtant, depuis 10 ans, les fugues des centres d'hébergement ont diminué. Les intervenants ont opéré un virage majeur dans leur attitude face aux jeunes fugueurs. «On a beaucoup travaillé sur le sens de la fugue. Avant, on était plus en réaction. On a complètement changé notre façon d'accueillir les jeunes après un épisode», souligne Anne Lauzon, de la Direction des services à l'enfance et à l'adolescence.

«Il faut évoluer un peu sur la définition de la fugue», renchérit Claude Villeneuve, du centre jeunesse Bas-Saint-Laurent. «Un adolescent qui finit de travailler à 21h30 et qui n'est pas revenu à minuit un 23 juin, s'il n'est pas suicidaire, je ne le déclare pas en fugue. Il est probablement en train de faire la fête avec ses amis», dit-elle.

Au cours de sa longue carrière, qui s'est déroulée en région mais aussi à Montréal, Claude Villeneuve a géré des dizaines de cas de fugue. Vingt ans plus tard, elle se souvient encore comme si c'était hier de l'histoire de cette jeune dont les parents habitaient l'Abitibi. Dominée par un problème de drogue, la jeune a fui à Montréal après avoir dévalisé la maison parentale. Bijoux, fourrures: elle a tout pris. Les parents ont dû porter plainte à la police contre leur fille.

«Le père est parti de l'Abitibi. Il est descendu à Montréal avec des amis. C'étaient des chasseurs: ils étaient tous armés. Ils ont trouvé la jeune. Très amochée. Tête rasée. Tatouée de partout», raconte Mme Villeneuve. Un an et demi plus tard, elle était transformée. En visite au centre d'hébergement le jour de l'anniversaire de sa fille, son père a mis un billet de 100$ sur la table. Un cadeau qu'il a immédiatement repris, avec le commentaire suivant: «Je pense qu'on va commencer à rembourser ta mère.»

( NDLR: Hormis ceux des intervenants, tous les noms ont été changés.)




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

22 03 2009

Prévisions émises à : 15h45 HAE le dimanche 22 mars 2009

Ce soir et cette nuit

Dégagé. Vents du nord-ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers ce soir. Minimum moins 17.

Lundi

Ensoleillé. Vents devenant du nord à 20 km/h tard le matin. Maximum moins 3. Indice UV de 3 ou modéré.

Lundi soir et nuit

Dégagé. Vents du nord-est de 20 km/h. Minimum moins 10.

Mardi

Ensoleillé. Maximum plus 4.

Mercredi

Ensoleillé. Minimum moins 9. Maximum plus 5.

Jeudi

Ensoleillé. Minimum moins 5. Maximum 7.

Vendredi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 3. Maximum 7.

Samedi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 1. Maximum 6.




Fusillade dans un poste de police: victime et agresseur étaient voisins

22 03 2009

( Martin Croteau - La Presse ) - Des policiers de Montréal ont ouvert le feu sur un forcené qui s'était introduit dans un poste de quartier, et qui les menaçait avec un couteau, ce matin.

L'affaire a débuté vers 7h15, lorsqu'un résidant de l'avenue Champagneur a appelé le 911. L'homme dans la cinquantaine était sérieusement blessé : il avait été poignardé.Au moment précis où les policiers se portaient à son secours, vers 7h20, le présumé auteur du crime s'est présenté au poste de quartier 33, situé rue du Parc non loin de Jean-Talon. Il a fracassé la porte vitrée située en avant, puis il a pénétré dans le poste.

Une fois à l'intérieur, l'homme a déclaré être l'auteur de la tentative de meurtre. Très agité, il a brandi un couteau en direction des policiers. Incapables de le calmer, ceux-ci ont tiré des coups de feu, l'atteignant à plusieurs reprises.

Le suspect, 52 ans, a été sérieusement blessé. Il repose dans un état stable à l'hôpital. Comme sa victime de l'avenue Champagneur, on ne craint pas pour sa vie.

Pour l'heure, il n'est pas possible de savoir combien de policiers se trouvaient dans le poste. Chose certaine, ceux qui ont été impliqués dans la fusillade ont été transportés à l'hôpital pour traiter un choc nerveux.

La Sûreté du Québec a hérité du dossier, comme c'est généralement le cas lorsque des policiers ont recours à leur arme. Les enquêteurs passeront notamment en revue les vidéos de surveillances filmées dans le poste 33.

Des voisins

Selon deux sources, une bête querelle entre voisins serait à l'origine du crime. L'agresseur et sa victime habitent dans le même immeuble, selon Ishvea Patel, le frère de celui qui a été poignardé.

Ce résidant de la rue du Parc se trouvait devant le logement de l'avenue Champagneur, tandis que plusieurs policiers s'y affairaient. S'il s'est dit soulagé d'apprendre que son frère est hors de danger, il est éberlué d'apprendre qu'il ait pu être victime d'une telle brutalité.

«Il y a des gens complètement fous, ici», a-t-il déploré.

Les autres voisins de la victime sont sous le choc. Ce quartier, où habite une forte population immigrante, est plutôt paisible.

«Il y a parfois des jeunes qui traînent dans le parc le soir, mais je n'ai jamais pensé que quelqu'un serait poignardé», a confié un père de famille qui habite en face du lieu du crime.




Magog
Une enfant perd la vie dans un incendie

22 03 2009

( TVA/Montréal par Félix Séguin - LCN ) - Une enfant a perdu la vie la nuit dernière dans l'incendie d'une résidence familiale à Magog, en Estrie.

Les flammes ont pris naissance vers 3 heures dans une maison jumelée de la rue Bellevue.

Deux adultes et 3 enfants se trouvaient à l'intérieur, mais ce n'est qu'une fois rendus à l'extérieur qu'on a constaté qu'une jeune fille manquait à l'appel. Son corps a été découvert dans les décombres plus tard en matinée.

L'identité de l'enfant n'a pas été dévoilée puisqu'elle devra être confirmée par autopsie. La SQ enquête pour déterminer les circonstances exactes de l'incendie.




Venez voir ma page sur Facebook

22 03 2009

( Marcel Charland ) - Je vous rappelle que je tiens également une page sur Facebook, site qui a été complètement revampé récemment.

Ma page contient évidemment des informations du jour, des vidéos, photos, etc.

Profitez-en donc pour devenir ami avec moi.

Merci.




Qu'est-ce que le Blogue-Média ?

22 03 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Vous consultez actuellement le seul Blogue entièrement consacré à l'information tant locale que provinciale, nationale, internationale et même spatiale. Ce blogue est sur la Toile depuis avril 2007. Plus de 50 000 textes y ont été publiés au fil du temps.

Etant basé à Québec, il est normal que j'accorde priorité aux informations touchant la Capitale ainsi que sa grande région mais je ne néglige aucune nouvelle d'importance, de quelque nature et de quelque provenance qu'elle soit.

Ayant pratiqué pendant une trentaine d'années le si beau métier de journaliste, surtout radiophonique mais aussi dans des hebdos et dans un quotidien - Le Journal de Québec à ses tous débuts dans ses locaux étroits du boulevard Charest-est puis dans son nouvel immeuble de la rue Béchard à Vanier - j'ai acquis une vaste expérience et alimenter le Blogue-Média est ma façon de continuer à rester actif mentalement et à me tenir informé de ce qui se passe sur la planète quotidiennement en prolongeant en quelque sorte ma profession pratiquée de 1966 à 1994. Remarquez qu'il m'arrive à l'occasion de commenter ou d'apporter des précisions sur certains articles provenant des médias ainsi que des agences de presse nationales comme internationales.

Je ne puis pas oublier non plus mon passage au micro de la station-mère du défunt réseau Télémédia, CKAC à Montréal, en 1974-75 ainsi que mes participations journalistiques quotidiennes aux célèbres émissions matinales humoristiques ''Le Zoo'' au FM93, à la fin des années 80 ainsi que ''La Jungle'' à CHIK-FM (maintenant Radio Énergie) au début des années 90, dix ans de douce folie et d'éclats de rire inoubliables avec mes collègues Gilles Parent (maintenant au ''Retour'' du 93,3FM), Alain Dumas (maintenant à Rythme FM à Québec) et Michel Morin (maintenant chef scripteur à la très populaire émission télévisée ''Gérard D. Laflaque'' à Radio-Canada).

Et sachez que vous n'êtes pas seul : vous faites partie du millier (et souvent plus) de visiteurs qui venez quotidiennement sur le Blogue-Média ( 20 454 visites en date d'hier le 21 mars, compilées depuis le 1er mars 2009 - réf: Les Statistiques du serveur de Branchez-vous.com qui héberge le Blogue-Média comme des dizaines de milliers d'autres blogues - Au total, 21 388 visites en février 2009 ).

Je suis heureux de colliger les infos pour vous et vous m'honorez de votre visite.

Un grand merci à tous

Marcel Charland

Editeur du Blogue-Média.




Chasse aux phoques : La saison s'ouvre lundi

22 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - EST DU QUÉBEC - La chasse aux phoques s'ouvre lundi à l'aube aux Îles-de-la-Madeleine. Pour souligner l'événement, l'Association des chasseurs de phoque de la région organise un grand rassemblement dimanche après-midi.

Un hommage sera notamment rendu aux chasseurs morts en mer l'an dernier lors du naufrage de l'Acadien II. Une gerbe de fleurs sera jetée à l'eau en leur mémoire.

Vendredi, le ministère des Pêches et Océans Canada a augmenté les quotas de 55 000 prises, dont 30 % sont accordés aux chasseurs du golfe du Saint-Laurent.

Cette annonce a été décriée par des organismes de défense des animaux. Le Fonds international pour la protection des animaux, un organisme représenté dans une quinzaine de pays, a dénoncé l'augmentation des quotas de chasse.

Le président de l'Association des chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine, Denis Longuepée, défend la chasse qui constitue, entre autres, un apport économique important pour la région.

« Les abolitionnistes essayent de toutes les façons d'arriver à un boycottage. Présentement, aux Îles-de-la-Madeleine, on a six docteurs qui viennent de la Grèce. Ils sont ici pour faire des études sur les valves du coeur, qui seraient compatibles pour être transplantés sur des humains [...] C'est très très positif. Alors, je vois mal où il y aurait un embargo sur les produits dérivés du phoque, alors que prochainement on pourrait sauver des vies en Europe », soutient M. Longuepée.

Le président précise que la chasse est très bien réglementée et que « les façons d'abattage sont parfois meilleures que dans les abattoirs ».

« Il faut à un moment donné mettre de côté les émotions sur la chasse aux phoques », ajoute-t-il.

Rappelons que le Parlement européen tiendra un vote au début d'avril, en séance plénière, sur un projet de loi visant à interdire la vente de tous les produits dérivés du phoque en Europe.




Littérature : Les 100 ans de Gabrielle Roy

22 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - MANITOBA - Auteure, romancière, enseignante et comédienne, Gabrielle Roy est née il y a 100 ans, le 22 mars 1909, à Saint-Boniface au Manitoba. Le centenaire de sa naissance marque le début d'une année de célébrations.

L'héritage de Gabrielle Roy est intimement lié au développement de l'identité franco-manitobaine, une identité parfois difficile à affirmer en situation minoritaire. Le roman Bonheur d'occasion a été traduit en 14 langues et la renommée internationale de l'auteure n'est plus à faire.

Le centenaire prévoit plusieurs activités pour célébrer l'oeuvre de Gabrielle Roy. Déjà, deux stations du circuit littéraire des Amis de Gabrielle Roy ont été inaugurées en octobre dernier. Ce circuit amène les touristes aux lieux qui ont inspiré l'écrivaine et qui font partie de son oeuvre. « L'idée, c'est vraiment de faire rayonner l'oeuvre de Gabrielle Roy. Elle est universelle, elle est intemporelle, ses textes sont toujours aussi beaux maintenant que lorsqu'elle les a écrits », explique Huguette Le Gall, présidente du circuit littéraire.

Une trentaine de lieux relient le parcours et la route vers Altamont, Cardinal et Somerset. Carol Harvey, professeure à la retraite de l'Université de Winnipeg, rappelle que l'oeuvre de Gabrielle Roy est l'une des pierres angulaires de la culture franco-manitobaine: « Je pense que c'est important pour les petits Manitobains de lire les oeuvres de Gabrielle Roy parce que c'est leur province, leur chez soi, leur langue, c'est leur histoire. Ça leur offre la validation de l'écrit. »

Maison Gabrielle-Roy

« Le bonheur de ma vie me vient peut-être pour une bonne part d'être née rue Deschambault », écrivait Gabrielle Roy. La maison où elle a grandi, qui représente en quelque sorte la source de son inspiration ou les racines de son imaginaire, a été restaurée. En 1998, les Franco-Manitobains ont mis la main sur les clefs de la maison afin que celle-ci demeure à Saint-Boniface. « Les organismes sont venus à la table immédiatement pour prêter main-forte au groupe de bénévoles qui voulaient sauver la maison. [...] Je pense que c'était fondamentalement un peu ça, rapatrier Gabrielle Roy et dire non, elle est franco-manitobaine, elle est d'ici, de chez nous », se souvient David Dandeneau, ancien président de la Chambre de commerce de Saint-Boniface.

À cette époque, des Québécois avaient l'intention d'acheter la maison et de la déménager dans la belle province, où l'auteure a aussi vécu. La mobilisation qu'a suscitée la sauvegarde de la maison au Manitoba est finalement devenue un projet rassembleur pour une communauté francophone minoritaire qui tente continuellement de s'affirmer. « L'auteure était d'ailleurs collée à sa communauté, souligne Carol Harvey. Je pense que ce que Gabrielle Roy a fait, c'est d'exposer tout d'abord, d'en parler, d'écrire ce que c'était que la condition des francophones au Manitoba. »

Au fil du temps, la maison Gabrielle-Roy est devenue le symbole de la volonté des Franco-Manitobains de se réapproprier Gabrielle Roy. Elle est aussi devenue le symbole de ce défi identitaire constamment renouvelé.




250e anniversaire de la bataille des Plaines : Les organisateurs capitulent

22 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - QUÉBEC - C'est la fin de la saga entourant la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham. Les organisateurs abandonnent complètement l'idée de recréer cette bataille en Ontario ou aux États-Unis pour souligner le 250e anniversaire de cet événement.

Dans une entrevue au quotidien La Presse, un des organisateurs de l'évènement, Horst Dresler, a affirmé qu'il serait inopportun de reconstituer la bataille de 1759 ailleurs qu'à Québec.

Il y a un mois, la Commission des champs de bataille nationaux a décidé d'annuler la reconstitution de l'affrontement entre les troupes de Wolfe et Montcalm pour des raisons de sécurité.

M. Dresler dirige le Corps historique du Québec, un groupe d'amateurs d'histoire qui voyage au Canada et aux États-Unis pour recréer des batailles célèbres. Plus de 2000 personnes devaient participer à cet événement au mois d'août.




Tragédie en mer : Les hélicoptères restent au sol

22 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - Les hélicoptères Sikorsky S-92 enregistrés aux États-Unis devront rester au sol pour vérification technique. Cette décision de la Federal Aviation Administration (FAA) intervient après que des enquêteurs canadiens eurent identifié une pièce défectueuse sur l'appareil qui s'est abîmé en mer au large de Terre-Neuve-et-Labrador, le 12 mars dernier.

La FAA souhaite que les hélicoptères Sikorsky S-92 restent cloués au sol tant et aussi longtemps que les goujons de titane n'auront pas été remplacés par des pièces en acier.

L'organisme responsable du transport aérien américain va publier prochainement une ordonnance à l'attention des exploitants de Sikorsky S-92 relevant de sa juridiction. Cette mesure ne s'applique pas systématiquement aux hélicoptères en service au Canada. Le porte-parole de la FAA, Les Dorr, indique qu'il revient aux autres agences de publier leurs propres instructions.

L'enquête progresse

La défaillance d'un goujon de fixation relié à la boîte d'engrenage principale de l'hélicoptère qui s'est écrasé au large de Terre-Neuve-et-Labrador, pourrait avoir causé l'écrasement de l'hélicoptère, le 12 mars dernier. Il s'agit là d'une hypothèse à l'étude, comme le rappelle l'enquêteur responsable du dossier, Mike Cunningham.

Le scénario envisagé est que la perte du goujon de titane pourrait avoir occasionné une perte de pression d'huile, et éventuellement une perte de maîtrise de l'appareil.

M. Cunningham a par ailleurs aussi souligné que le goujon aurait pu être brisé au moment de l'impact ou lors de l'opération de récupération.

Les enquêteurs ont fait cette découverte vendredi dernier.

Dix-sept des 18 personnes à bord de l'appareil sont mortes lorsque l'hélicoptère Sikorsky s'est abîmé en mer.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) indique que la pièce défectueuse avait d'ailleurs fait l'objet d'un rappel.

La compagnie Sikorsky avait publié un bulletin de service, le 28 janvier 2009, indiquant que les goujons devraient être remplacés, et ce, d'ici 1250 heures de vol ou un an après l'envoi de l'avertissement.

Contacté par la Presse canadienne, un porte-parole de l'entreprise, Paul Jackson, n'a pas voulu commenter la découverte du BST ou la raison de la publication du bulletin par Sikorsky. Il a simplement affirmé que l'entreprise s'assurait que ses exploitants étaient bien informés des mesures qu'ils devaient prendre.




Forum à Istanbul: le temps de ''l'eau facile'' est révolu

22 03 2009

( Agence France-Presse ) - ISTANBUL - Le temps de "l'eau facile" est révolu ! Le message a traversé l'essentiel des débats du 5e Forum mondial de l'eau, qui s'est achevé dimanche à Istanbul sur une déclaration politique jugée par nombre de participants fade et inadaptée à l'urgence.

Adoptée à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, la déclaration ministérielle formule une série de recommandations, allant de la nécessité de modifier les modes de consommation d'eau, en particulier dans l'agriculture, à celle de collecter et de traiter les eaux usées, au-delà de l'indispensable accès aux toilettes.

Pendant une semaine, sur les rives du Bosphore, plus de 25.000 personnes ont débattu des moyens de protéger et de préserver cette ressource, sous la double pression de la croissance démographique (9 milliards d'humains en 2050 contre 6,5 milliards aujourd'hui) et du réchauffement climatique.

"Le Bangladesh fait face à des défis effrayants", est venu rappeler Ramesh Chandra Sen, son ministre de l'Eau, évoquant "les inondations, l'érosion des berges".

"L'avenir de l'agriculture est dans une utilisation plus efficace de l'eau", a souligné Jacques Diouf, directeur général de la FAO, rappelant que l'agriculture représentait à elle seule 70% de la consommation mondiale.

Si la semaine a donné lieu à un véritable foisonnement d'idées et d'échanges, mettant en relief le lien étroit entre eau, énergie et alimentation, son épilogue a laissé un goût amer.

Tous les participants ne partageaient pas, loin s'en faut, la position du ministre turc de l'Environnement, Veysel Eroglu, selon lequel la déclaration finale est "un document important qui servira de repère".

La France, l'Espagne et plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique ont tenté, en vain, de faire modifier le texte afin qu'il stipule que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un "droit" humain fondamental et non pas seulement un "besoin", comme cela a été retenu.

Une vingtaine de pays - parmi lesquels l'Espagne, la Suisse, l'Afrique du Sud ou le Bangladesh - ont signé dimanche une déclaration dissidente.

"Je suis déçue, car je pense que c'est un droit très important", a réagi la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno.

"Il est choquant de voir que, pour la première cause de mortalité dans le monde, il n'y a pas plus de mobilisation politique", a-t-elle par ailleurs regretté.

Environ 80% des maladies des pays en développement (diarrhées, choléra...) sont liées à l'eau.

Le sénateur français Jean-François Legrand, qui a animé à Istanbul un collège d'environ 300 parlementaires originaires de près de 90 pays, a pour sa part jugé la déclaration ministérielle "incolore, inodore et sans saveur".

Plusieurs ONG ont regretté que les débats sur la "diplomatie de l'eau" n'ait pas progressé de manière sensible.

"Les conflits liés à l'eau peuvent survenir à tous les niveaux", a rappelé l'ONU dans un rapport extrêmement clair quelques jours avant le début du Forum. "Des conflits locaux liés à l'irrigation sont fréquents (...) des conflits se produisent aussi au niveau des cours d'eau transfrontalier".

La France a annoncé avant le Forum son intention de ratifier la convention des Nations Unies sur les cours d'eau transfrontaliers, adoptée en 1997 mais qui n'est toujours pas entrée en vigueur, faute d'avoir atteint la barre des 35 ratifications nécessaires.

Les villes de Marseille et Durban, en Afrique du Sud, sont en lice pour accueillir la prochaine édition du Forum, en 2012.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

22 03 2009

Prévisions émises à : 11h30 HAE le dimanche 22 mars 2009

Aujourd'hui

Ensoleillé avec passages nuageux. Vents du nord-ouest de 20 km/h avec rafales à 40. Maximum moins 1. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit

Dégagé. Minimum moins 17.

Lundi

Ensoleillé avec passages nuageux. Vents devenant du nord à 20 km/h avec rafales à 40 tard le matin puis légers en fin de journée. Maximum moins 3.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 6. Maximum plus 3.

Mercredi

Ensoleillé. Minimum moins 7. Maximum plus 5.

Jeudi

Ensoleillé. Minimum moins 5. Maximum 7.

Vendredi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 4. Maximum 6.

Samedi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 2. Maximum 6.




MacKay préfère rester ministre

22 03 2009

( La Presse Canadienne - Bruxelles ) - Le ministre canadien de la Défense Peter MacKay a affirmé dimanche qu'il est plus intéressé à poursuivre son travail au sein du gouvernement que de devenir le prochain secrétaire général de l'OTAN.

M. MacKay commentait l'information diffusée samedi par des agences de presse à l'effet que c'était maintenant la candidature de l'actuel premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen, qui était privilégiée par les 26 Etats de l'Alliance, particulièrement en Europe.Peter MacKay soutient qu'il a encore beaucoup de travail à accomplir dans ses fonctions actuelles, notamment en ce qui a trait à la réforme des Forces armées canadiennes et à la mission canadienne en Afghanistan.

Toutefois, M. MacKay estime que la tradition de choisir un Européen pour diriger l'OTAN devrait être revue, comme l'a souhaité récemment le vice-président américain Joe Biden.

Depuis la création de l'Alliance atlantique, en 1949, tous les secrétaires généraux ont été des Européens.

Peter MacKay et le ministre polonais des Affaires étrangères Radek Sikorski figuraient jusqu'à tout récemment parmi les favoris pour succéder au Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, dont le mandat prendra fin en juillet.




Mort en raquettes à quelques pas de chez-lui

22 03 2009

( Marc-André Séguin - Le Journal de Québec ) - Un homme de 63 ans en raquettes a été trouvé sans vie hier à St-Magloire, dans la région Chaudières-Appalaches.

L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, a été trouvé par un voisin à moins de 800 mètres de chez lui. Il portait des raquettes et il était étendu à plat ventre sur le sol. Il serait décédé depuis quatre ou cinq jours.

On n'a trouvé aucune trace de violence sur son corps. Les autorités soupçonnent que l'homme ait été victime d'un malaise cardiaque.




Les Québécois moins friands d'histoire que les autres Canadiens

22 03 2009

( Violaine Ballivy - La Presse ) - La devise «Je me souviens» conviendrait mieux au Canada qu'au Québec. Une enquête pancanadienne bouscule les idées reçues sur les Québécois et révèle qu'ils sont sensiblement moins friands d'histoire que les Canadiens des autres provinces en général.

Ce constat étonnant ressort d'un vaste sondage mené entre mars 2007 et avril 2008 auprès de 3119 personnes à l'initiative des historiens Jocelyn Létourneau, de l'Université Laval, et David Northrup, de l'Université York. Ces chercheurs ont mesuré l'intérêt des Canadiens pour une série d'activités liées à l'histoire, comme le fait de regarder des photographies anciennes, de visiter un musée, d'établir son arbre généalogique ou de faire une recherche à caractère historique sur l'internet.

Une forte majorité des personnes qui ont participé à ces entrevues téléphoniques d'une vingtaine de minutes ont démontré un intérêt important pour le passé, peu importe leur lieu de résidence. Mais dans tous les cas, les Québécois se sont retrouvés en queue de peloton par rapport aux autres Canadiens. Ils sont moins intéressés non seulement par l'histoire en général, mais aussi par celle de leur famille, par l'histoire du Canada et celle de leurs traditions religieuses et spirituelles.

Ces résultats surprennent Jocelyn Létourneau. «A priori, si on m'avait demandé avant le début de la recherche qui ferait preuve du plus grand intérêt à l'égard du passé, j'aurais répondu les Amérindiens, les Acadiens et les Québécois.» Pourquoi? Parce qu'on affirme communément que la référence au passé est centrale dans l'identité collective des Québécois et que c'est justement leur rapport privilégié à l'histoire qui contribue à les différencier des autres Canadiens, explique-t-il.

Des hypothèses

Le décalage entre les Québécois et les autres Canadiens repose presque entièrement sur les épaules des francophones, dont l'indifférence à l'égard du passé n'a pas d'égal au pays par sa constance. Elle est particulièrement prononcée pour le passé de la famille et celui de la religion.

Jocelyn Létourneau croit que la situation économique des répondants - scolarité et revenu moyen plus faibles - explique une partie des différences relevées. Mais ceci n'explique pas complètement cela, et cette enquête pourrait lever le voile sur une dimension méconnue de l'identité québécoise, juge le chercheur. «Les données laissent penser les Québécois seraient en réalité détachés du passé, voire indépendants sinon infidèles par rapport à l'histoire dont ils se réclameraient à cor et à cri mais qu'ils négligeraient de pratiquer dans le concret.»

Ce constat revêt un caractère particulier au lendemain de la polémique qu'a soulevé la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham. «Les critiques étaient-elles représentatives de la majorité? demande M. Létourneau. Si l'événement avait eu lieu, les Plaines auraient été inondées de personnes qui auraient décodé le spectacle de manière différente, et cela aurait sûrement heurté les penseurs de l'histoire québécoise.»

«Les Québécois ne pensent pas à tout moment qu'ils sont victimes de la conquête des Anglais. Ils se projettent dans l'avenir et non pas dans le passé», ajoute M. Létourneau.

Un Canada fragmenté

Cette enquête souligne aussi l'hétérogénéité du Canada. Si les Québécois se distinguent à bien des égards par rapport aux autres Canadiens, la donne change souvent lorsque des parallèles sont tracés avec les résidants d'autres provinces. À certains égards, le Québec n'a pas de caractère plus particulier, par rapport au reste du Canada, que d'autres provinces. Par exemple, si 47% des Québécois considèrent comme très important le passé de leur province, la proportion grimpe à 75% chez les Terre-Neuviens, alors que la moyenne canadienne (sans le Québec) est de 32%.




Mort de Natasha Richardson: un drame qui laisse des traces

22 03 2009

( Martin Croteau - La Presse ) - Le mercure flottait allègrement au-dessus de zéro. Les skis dérapaient mollement sur une neige lourde et mouillée. Bref, c'était une journée de ski de printemps normale au mont Tremblant, hier, cinq jours après la tragédie qui a eu des échos aux quatre coins du monde.

La mort de Natasha Richardson a pourtant laissé des traces sur les pentes de la célèbre station de ski. Chaque personne rencontrée par La Presse, hier - touristes, skieurs, moniteurs, employés - avait eu vent du drame. Et chacune s'est dite troublée par les circonstances de cette mort survenue après une chute d'apparence banale.

Les patrouilleurs rencontrés hier ne chômaient pas. En trois heures, ils ont ramené au moins quatre personnes au pied des pentes dans leurs traîneaux-civières. «Ça nous fait une grosse semaine», a lancé avec ironie l'un d'entre eux tout en réconfortant une jeune femme qui portait un masque à oxygène. «Ça, par contre, c'est un cas de routine», a-t-il précisé au sujet de sa patiente.

Lundi, les patrouilleurs avaient insisté pour que Natasha Richardson voie un médecin. Ils avaient appelé une ambulance, laquelle est repartie bredouille parce que l'actrice disait se sentir bien. Des employés de la station l'ont raccompagnée à sa chambre d'hôtel et lui ont de nouveau recommandé de se faire examiner par un médecin. Ce n'est qu'une heure plus tard que Mme Richardson a éprouvé un malaise.

Voilà pourquoi un patrouilleur s'est dit frustré par la mort de l'actrice, après des traitements à Sainte-Agathe, à Montréal et à New York. Il souligne que ceux qui ont tenté de lui venir en aide ont suivi le protocole à la lettre en insistant pour qu'elle voie un médecin. Si elle avait écouté leurs conseils, a-t-il indiqué, Mme Richardson serait peut-être vivante aujourd'hui.

«Des cas de personnes qu'on veut soigner et qui ne veulent pas de nos soins, on en a 20 par jour», a dénoncé un patrouilleur qui ne s'est pas nommé puisque la station a ordonné à tous ses employés de ne pas parler aux médias dans la foulée de l'affaire.

La monitrice de Natasha Richardson a raccompagné l'actrice jusqu'à sa chambre d'hôtel, lundi dernier, alors qu'elle semblait toujours en pleine forme. Ses collègues de l'école de ski se sont pour leur part dits troublés par ce qui s'est passé lundi dernier. «C'est sûr que ce n'est agréable pour personne», a confié une professeure.

Casques: le message retentit

Le mois dernier, l'Association des médecins d'urgence du Québec avait lancé un appel au gouvernement pour qu'il impose le casque à tous les skieurs l'an prochain. Cinq jours après la mort de Mme Richardson, le message semble retentir bien davantage sur les pentes.

Sous une tente érigée au pied de la montagne, Gérald Faubert présentait les nouveaux modèles de casques Carrera. Aucun n'était à vendre, mais des dizaines de personnes se pressaient autour de son stand pour les essayer.

«Ça a été ainsi toute la journée, a-t-il confié. Si j'avais eu des casques à vendre avec moi, j'en aurais facilement vendu 100. C'est sûr que l'impact va être très grand.»

Vanessa Lafontaine faisait partie des curieux qui s'agglutinaient autour du stand. Sa belle-mère, Céline Turpin, tente depuis un an de la convaincre de porter un casque.

«J'ai trois enfants, ils ont commencé à faire du ski à l'âge de 3 ans et le casque faisait partie de l'uniforme, a indiqué l'infirmière, qui a travaillé pendant 20 ans aux urgences d'un hôpital. Mais la copine de mon fils n'a pas de casque.»

La jeune femme de 18 ans considère que Natasha Richardson, une skieuse débutante, aurait dû porter un casque. Mais elle avoue avoir du mal à s'y résigner, elle qui pratique le sport coiffée d'une simple tuque depuis plus de 10 ans. «Je ne suis pas habituée», a-t-elle résumé.

Nicholas Heckford et sa femme, Julia, connaissaient bien l'actrice. Ils viennent de Bristol, en Angleterre. En voyage de ski au Québec, ils ont été frappés de voir à quel point le casque est répandu sur nos pentes, bien plus qu'en Europe.

«Nous avons pensé à acheter des casques, a indiqué M. Heckford. Le problème, selon moi, c'est que ça rend l'expérience beaucoup moins agréable.»




Montréal
Fusillade dans un poste de police

22 03 2009

( Martin Croteau - La Presse ) - Des policiers de Montréal ont ouvert le feu sur un forcené qui s'était introduit dans un poste de quartier, et qui les menaçait avec un couteau, ce matin.

L'affaire a débuté vers 7h15, lorsqu'un résidant de l'avenue Champagneur a appelé le 911. L'homme dans la cinquantaine était sérieusement blessé : il avait été poignardé.Au moment précis où les policiers se portaient à son secours, vers 7h20, le présumé auteur du crime s'est présenté au poste de quartier 33, situé rue du Parc non loin de Jean-Talon. Après avoir frappé à la porte à maintes reprises, il a réussi à pénétrer dans le poste.

Très agité, l'homme a brandi un couteau une fois arrivé à l'intérieur. Incapables de le calmer, les policiers ont tiré des coups de feu dans sa direction.

Le suspect est âgé entre 25 et 35 ans, selon le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, Yannick Ouimet. Comme sa victime de l'avenue Champagneur, il a été sérieusement blessé, mais on ne craint pas pour sa vie. Pour l'heure, il n'est pas possible de savoir combien de policiers étaient impliqués dans la fusillade. Chose certaine, ils ont été transportés à l'hôpital, comme c'est le cas chaque fois qu'un agent est impliqué dans une fusillade.

Tout indique que l'enquête sera transférée à un autre corps policier, comme c'est habituellement le cas lorsque des agents sont impliqués dans une fusillade.




Ni Québec ni Ottawa ne veut d'un bout de falaise situé dans le Cap Diamant

22 03 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Alors que l'ex-ministre Benoît Pelletier estime que le gouvernement du Québec devrait revendiquer à Ottawa tous les terrains qui entourent l'Assemblée nationale et que le Parti québécois exige que les plaines d'Abraham soient restituées au Québec, le gouvernement provincial tente de se débarrasser d'un terrain dont il a été déclaré propriétaire par la Cour d'appel en 2001.

L'affaire traîne devant les tribunaux depuis plus de 20 ans et concerne un lot de 232 410 pieds carrés dans la falaise du Cap Diamant et bordé au sommet par le terrain du gouvernement fédéral où on retrouve la promenade des Gouverneurs et la Citadelle.

Le terrain en question, dont ni la Ville de Québec, ni le gouvernement provincial, ni le gouvernement fédéral ne veulent, est inutilisé, inutilisable, n'a aucune valeur et est abandonné depuis 140 ans.

Coûts importants

Ce lot est aussi devenu une source de problèmes importants et de dépenses puisque des éboulis s'y produisent régulièrement et nécessitent des mesures de stabilisation constantes et des coûts de réaménagement et de réparation.

Des sections du boulevard Champlain, dans les secteurs de la côte Gilmour et de l'héliport de la Garde côtière, ont dû être fermées à la circulation à au moins deux occasions, en 2004 et en 2005, en raison d'éboulis provenant de cette partie de la falaise à la suite des pluies diluviennes qui s'étaient abattues sur les plaines d'Abraham.

En 1988, la Ville de Québec avait dû y réaliser des travaux de plus de 17 000 $ à la suite des éboulis et avait envoyé la facture au Curateur public du Québec, qui a rétorqué qu'il n'en était pas propriétaire, refusant de rembourser l'administration municipale.

Propriétaires introuvables

Le dernier propriétaire connu du terrain en question est un certain David Douglas Young, décédé en 1869 et dont les héritiers n'ont jamais pu être retracés. Le Curateur public prétendait qu'il n'exerçait l'administration du terrain que pour le bénéfice de ce propriétaire inconnu et qu'il ne pouvait être tenu responsable des dommages.

En 2001, les juges André Brossard, France Thibault et François Pelletier de la Cour d'appel ont cependant vu la chose d'un autre oeil et donné raison à la Ville de Québec, décrétant que le terrain en question était un bien sans maître, renvoyant le gouvernement québécois en possession du lot non-désiré.

Ainsi, le procureur général du Québec, en sa qualité de représentant judiciaire de la province, était déclaré responsable envers la Ville de Québec des coûts d'entretien, de réparation et de réfection du lot.

Le porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron, a toutefois confirmé hier que le Curateur public avait fait appel de ce jugement il y a quelques années et qu'une décision finale n'avait pas encore été rendue dans le dossier.

«Il y a plusieurs petits bouts de terrain sans propriétaire à Québec, par exemple des ruelles de Limoilou ou de Saint-Sacrement qui existaient dans les années 40 et 50, mais sont disparues avec le temps. Souvent, des propriétaires du secteur demandent d'en être déclarés propriétaires pour les avoir occupés durant plus de 30 ans. Dans le cas des falaises du Cap Diamant, c'est fort différent, car personne n'en veut!» conclut M. Perron.




Fin du Forum Mondial de l'eau : désaccord sur le ''droit à l'eau''

22 03 2009

( Agence France-Presse ) - ISTANBUL - Le 5e Forum mondial de l'eau, qui a rassemblé plus de 25.000 personnes pendant une semaine à Istanbul, s'est achevé dimanche sur une déclaration affirmant notamment la nécessité d'améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement à travers le monde.

La notion de "droit à l'accès à l'eau", réclamée avec force par nombre d'ONG et plusieurs pays, ne figure cependant pas dans ce texte, dont la signature coïncide avec la Journée mondiale de l'eau.

Le texte énumère un certain nombre d'engagements: nécessité de faire des économies d'eau, en particulier dans le domaine agricole, de lutter contre la pollution, des cours d'eau comme des nappes phréatiques. Il affirme en outre la nécessité de collecter et de traiter les eaux usées, au-delà de l'indispensable accès aux toilettes.

"La déclaration ministérielle est un document important qui servira de repère au niveau gouvernemental", a déclaré le ministre turc de l'Environnement, Veysel Eroglu.

La France, l'Espagne et plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique ont tenté, en vain, de faire modifier le texte. La déclaration finale stipule que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un "besoin humain fondamental", et non pas un "droit".

"Nous sommes attristés. On nous a refusé la possibilité de faire des changements dans le document", a déclaré un délégué éthiopien.

Tout en saluant une semaine de débats "intenses et productifs", le Partenariat français pour l'eau (PFE), qui regroupe des représentants de l'Etat, des collectivités locales, des entreprises et des ONG, a "déploré" dimanche que cette notion ne figure pas dans la déclaration ministérielle.

Vendredi à Istanbul, la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno, avait clairement indiqué qu'elle souhaitait que le texte soit renforcé en ce sens.

"Comment parler de droits de l'Homme si on ne parle pas de droit à l'accès à l'eau? C'est le droit qui conditionne tous les autres", avait-elle déclaré à l'AFP.

Cette déclaration ne mentionne par ailleurs à aucun moment la convention des Nations Unies sur les cours d'eau transfrontaliers. Adoptée en 1997, elle n'est toujours pas entrée en vigueur: la ratification de 35 Etats est nécessaire et seuls 16 l'ont fait à ce jour. La France vient d'annoncer qu'elle allait ratifier ce texte.

La planète compte plus de 260 bassins fluviaux transfrontaliers répartis entre 145 pays.




Chine : Une centaine de moines tibétains interpellés après une émeute

22 03 2009

( Agence France-Presse ) - PEKIN - Une centaine de moines tibétains ont été interpellés dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l'attaque d'un poste de police, a rapporté dimanche l'agence Chine Nouvelle.

Ces incidents sont les premiers d'une telle ampleur intervenus cette année dans les régions tibétaines de l'ouest de la Chine.

Ils surviennent deux semaines après le 50e anniversaire, le 10 mars, d'une rébellion tibétaine réprimée par la Chine -- au cours de laquelle le dalaï lama s'était enfui en exil -- dans un contexte de forte tension au Tibet et dans les provinces voisines, où Pékin a tout fait pour empêcher des commémorations.

"La police a arrêté six personnes ayant participé à l'attaque. 89 se sont rendues", a indiqué Chine Nouvelle.

"Sur les 95 personnes (interpellées), toutes sauf deux sont des moines du monastère de Rabgya", situé à côté de la ville où s'est produite l'attaque, dans les montagnes du Qinghai, a précisé l'agence.

Toujours selon l'agence, plusieurs centaines de personnes, dont une centaine de moines, ont participé à cette émeute. Des manifestants ont attaqué des policiers et des responsables officiels, en blessant certains légèrement.

Contacté par l'AFP, un policier de Rabgya n'a pas souhaité commenter l'information et aucun de ses collègues n'était joignable.

La plupart des manifestants s'étaient dispersés samedi après-midi tandis qu'une trentaine, restés sur place, ont quitté les lieux dimanche matin, a précisé Chine Nouvelle, citant les autorités locales.

Dimanche matin, des officiels se sont rendus au monastère pour demander aux présumés manifestants de se rendre, a encore indiqué l'agence.

Selon Chine Nouvelle, les manifestants ont réagi à des "rumeurs" sur la disparition d'un homme interrogé vendredi pour avoir "appelé à +l'indépendance du Tibet+". Toujours selon l'agence officielle, cet homme portant le nom tibétain de Zhaxi Sangwu s'est échappé samedi d'un poste de police de Rabgya avant de disparaître.

Une habitante de Rabgya a entendu dire que l'homme arrêté était un moine, a-t-elle indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

"J'ai entendu dire que des moines et d'autres personnes se sont rassemblés devant le poste de police après le suicide du moine qui s'est jeté dans le fleuve", a-t-elle déclaré.

Cette habitante a également fait état d'une importante présence militaire dimanche dans la ville. "Je ne suis pas sortie hier ni aujourd'hui car on m'a déconseillé de le faire", a-t-elle encore témoigné.

Pour le 50e anniversaire de l'insurrection de mars 1959, la sécurité a été largement renforcée ces dernières semaines, selon des témoins, au Tibet et dans les zones avoisinantes peuplées de minorités tibétaines, régions de facto interdites à la presse étrangère.

La commémoration du 49e anniversaire, qui avait débuté l'an dernier par des manifestations pacifiques, avait dégénéré le 14 mars en émeutes à Lhassa, la capitale du Tibet. Les troubles, meurtriers, s'étaient ensuite étendus aux régions à population tibétaine.

Pékin accuse le dalaï lama, lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, d'être un dangereux séparatiste sous le couvert de la religion et punit sévèrement les supposés tenants de l'indépendance du Tibet.

Homme politique pragmatique, le bonze a en fait renoncé depuis longtemps à l'indépendance du Tibet au profit d'une prudente "autonomie culturelle".

Dimanche, le panchen lama, seconde figure spirituelle du Tibet après le dalaï lama, mais désigné par Pékin, a de nouveau appelé le peuple tibétain à soutenir le Parti communiste chinois.

"Tous les moines et les nonnes devraient faire preuve de patriotisme, respecter la loi et les commandements et étudier attentivement l'essence du bouddhisme", a-t-il déclaré, selon Chine Nouvelle.




Le prince Charles trouve «déprimant» le peu d'écho de ses appels sur le climat

22 03 2009

( Agence France-Presse ) - LONDRES - Le prince Charles, héritier de la Couronne britannique, a reconnu, dans une interview publiée dimanche, trouver "déprimant" que ses fréquents avertissements concernant le changement climatique ne soient pas entendus.

Le prince de Galles s'est dit néanmoins "ravi" que certaines personnes semblent réaliser que ses mises en garde concernent un sujet grave et ne sont pas des "absurdités totales".

"Tout ce que j'ai essayé de faire est de rappeler aux gens que nous devons vivre et travailler en harmonie avec la nature, si nous voulons avoir la moindre chance de survivre sur cette planète", a déclaré le prince Charles au Sunday Telegraph, depuis les Iles Galapagos, à l'issue d'une tournée de 10 jours en Amérique du Sud.

Interrogé sur son éventuelle frustration née du fait que ses avertissements ne soient pas pris au sérieux, il a répondu: "C'est déprimant. Je ne fais pas cela pour moi mais, comme je ne cesse de le dire, pour les enfants et petits-enfants de tous".

"Si maintenant des gens commencent à réaliser que, peut-être, après tout, je ne profère pas des absurdités totales, alors je suis ravi", a-t-il ajouté.

Début mars, au Brésil, le prince Charles avait estimé que la crise économique actuelle n'était "rien", comparée à l'impact à long terme du changement climatique. "Nous sommes, j'en ai peur, à un moment décisif de l'histoire du monde", avait-il déclaré.




Jade Goody est décédée

22 03 2009

( Showbizz.net ) - La star de téléréalité britannique Jade Goody est décédée d'un cancer dimanche matin.

Ancienne candidate de Big Brother, Jade Goody était atteinte d'un cancer du col de l'utérus qui s'est généralisé. La jeune femme de 27 ans était mère de deux enfants et s'était mariée le 22 février dernier à Jack Tweed, 21 ans, lors d'une cérémonie très médiatisée.

Jade Goody avait choisi de vivre ses dernières semaines devant les caméras, vendant aux médias des images de sa lutte contre le cancer, espérant que l'argent ainsi recueilli permette d'assurer l'avenir de ses deux fils, âgés de 4 et 5 ans.

La jeune femme est morte dans son sommeil tôt dimanche matin à sa résidence de Upshire.

(source: L'Express)




ADQ
Une course à la chefferie au printemps 2010?

22 03 2009

( Taïeb Moalla - Le Journal de Québec ) - L’exécutif national de l’ADQ, qui se réunit aujourd’hui à huis clos, pourrait prolonger l’intérim de Sylvie Roy à la tête du parti.

Selon les informations du Journal, deux tendances s’affrontent au sein de l’Action démocratique du Québec. La première préconise une course à la chefferie qui aurait lieu dès l’automne 2009, tandis que la seconde — moins pressée — privilégie un vote sur le leadership qui se déroulerait au printemps 2010. Si cette dernière option devait être choisie, la députée de Lotbinière demeurerait chef intérimaire durant une période de temps supérieure à un an.

L’exécutif de l’ADQ est composé d’une vingtaine de membres, dont trois députés. Il aura également à débattre des modalités de la course à la direction.

Un comité de quatre militants, dont l’ex-député de Trois-Rivières Sébastien Proulx, avait jusqu’au vendredi 20 mars pour déposer un rapport de recommandations sur le choix du chef qui succédera à Mario Dumont. Ce document sera présenté aujourd’hui aux membres de l’exécutif.

Le principe du « ticket modérateur », somme d’argent que les prétendants devront débourser pour que leur candidature soit recevable, semble acquis. Cette modalité servirait à éliminer les candidatures farfelues. « Il y a un consensus sur le principe de cette caution, mais il faudra décider de la somme exacte qui sera demandée », révèle notre source. Depuis quelques semaines, différents chiffres variant de 5 000 $ à 25 000 $ ont circulé dans les milieux adéquistes.

Le résultat de ces cogitations devrait être connu demain après-midi. C’est à ce moment-là que l’ADQ convoquerait les journalistes pour faire le point sur le déroulement des « primaires » adéquistes.

Plusieurs noms circulent

Depuis l’annonce par Mario Dumont de son départ de la vie politique, plusieurs noms circulent pour sa succession. Les plus fréquents sont ceux d’Éric Caire, député de La Peltrie, et de François Bonnardel, représentant de Shefford.

Le mois dernier, un sondage Léger Marketing, réalisé pour Le Journal, plaçait Stéphane Gendron comme le préféré des sondés pour prendre les rennes de l’ADQ. Le maire de Huntingdon a cependant annoncé qu’il ne sera pas de la prochaine course.




Accident de planche à neige
Marc-Antoine doit la vie au secouriste

22 03 2009

( Taïeb MOALLA - Le Journal de Québec ) - La présence d’esprit et l’insistance d’un secouriste du Relais du Lac-Beauport ont permis à Marc-Antoine Fraser, 14 ans, de ne pas vivre un drame comparable à celui qui a emporté l’actrice Natasha Richardson, lundi, à Tremblant.

Nous sommes le mercredi 4 mars, en fin de soirée. Marc-Antoine s’apprête à faire sa dernière descente en planche à neige, sport qu’il affectionne particulièrement. C’est à ce moment que l’adolescent fait une mauvaise chute. « Je suis tombé et j’ai eu tout de suite mal au ventre, raconte-t-il. Je manquais de souffle et j’avais de la difficulté à marcher. » Malgré ces symptômes, le jeune homme ne prend pas la chose très au sérieux. « J’ai dit que tout était correct et que je voulais rentrer chez nous », ajoute-t-il Un secouriste présent sur place ­l’examine rapidement. « Il a découvert qu’une partie du ventre était molle, tandis que l’autre était dure, raconte Julie Cloutier, mère de Marc-Antoine. Ce n’était pas bon signe. »

Une ambulance est immédiatement ­appelée sur les lieux et le jeune est conduit au CHUL. « La rate était perforée et j’avais une hémorragie interne. Le médecin m’a dit que si j’étais rentré à la maison, j’aurais continué à ­saigner et je ne me serais jamais réveillé », rapporte l’élève de 2e secondaire.

Un mois de repos forcé

Marc-Antoine Fraser a été placé sous ­observation pendant trois jours. « En plus des prélèvements sanguins, il a passé deux échographies et un TACO (imagerie par résonance magnétique). Ils voulaient s’assurer que le sang ne s’infiltrait pas ailleurs dans le corps », a dit Mme Cloutier.

Cette dernière n’a que de bons mots pour parler des actions faites par les ­intervenants qui ont sauvé la vie de son fils. « Ils ont tous été extraordinaires. Le ­secouriste ne voulait pas le laisser partir et les médecins étaient déjà prêts à l’accueillir quand il est arrivé à l’hôpital », fait-elle savoir.

Marc-Antoine Fraser subira une autre échographie, le 3 avril. Il ne pratiquera pas ses sports favoris pendant un mois, pour être certain que sa rate tient bien le coup.

Au moment de son accident, le jeune homme ne portait pas de casque. Dans ce cas de figure, cette protection n’aurait rien changé à la situation, puisque les blessures étaient concentrées au ventre. « Ça ne change rien. Son casque, il va le mettre, crois-moi », dit la mère encore sous le choc.

Lundi dernier, l’actrice britannique Natasha Richardson est morte des suites d’un violent choc à la tête, consécutif à une banale chute sur une pente de ski de Tremblant. « Quand j’ai vu ça, c’est sûr que ça m’a fait bizarre, lance Marc-Antoine Fraser. J’ai presque vécu la même affaire. »




Nombre record de visiteurs à la Foire de l'emploi

22 03 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Avec 14 500 visiteurs en fin de semaine, la onzième Foire de l'emploi Capitale-Nationale-Chaudière-Appalaches aura réalisé sa meilleure performance en cinq ans.

«Pour la première fois, nous avions plus de 8000 emplois offerts et on peut dire que la Foire est bien tombée, car il y a eu beaucoup de coupures et de fermetures au cours des trois derniers mois. À titre d'exemple, une trentaine de chômeurs de l'usine AbitibiBowater de Portneuf ont passé quelques heures ici aujourd'hui», explique Abija Gagné, responsable des communications de l'événement.

Employeurs satisfaits

Selon Mme Gagné, les 147 employeurs présents sur place se sont dits très satisfaits des candidatures recueillies. Plusieurs ont rapporté qu'ils pourvoiraient la plupart de leurs postes affichés et ont été agréablement surpris de la qualité de la main-d'oeuvre disponible.

«Beaucoup de gens qui se sont présentés à mon stand venaient de perdre leur emploi ou prévoyaient le perdre prochainement. Des candidatures donc très intéressantes puisque ce sont des gens possédant de l'expérience avec beaucoup de compétence», souligne Marianne Dionne, présidente de Référence Capital Humain.

Pour les chercheurs d'emploi qui n'ont pu se rendre au Centre de foires en fin de semaine, la liste des emplois offerts dans les régions 03 et 12 demeurera disponible sur le site www.foireemploi.com jusqu'à l'automne.

Conseiller en placement : une profession mal aimée

Avec la dégringolade des marchés boursiers et la crise économique, le métier de conseiller en placements n'a pas nécessairement la cote dans l'opinion publique, une situation qui se répercute inévitablement sur le plan du recrutement.

«Je dois être honnête avec vous, oui, ça affecte le recrutement, car les gens sont mal informés», lance d'entrée de jeu Bernard Larochelle, directeur général au développement des affaires chez Financière Liberté 55, rencontré hier à la Foire de l'emploi.

«Par les temps qui courent, quand des gens sont attirés vers le métier de conseiller en placements, on voit souvent des membres de leur entourage les décourager de choisir cette voie en disant que ça ne va pas très bien dans ce domaine», explique ce vieux routier du domaine des placements.

Pourtant, il n'y a rien de plus faux selon M. Larochelle. «On note une hausse des affaires tant dans le domaine des placements que de l'assurance. Au niveau de la vente de placements, on a noté une hausse de 22 % en janvier et la baisse n'a été que de 2 % en février, et ce, après une augmentation qui avait atteint 15 % l'an dernier, fait-il remarquer.

«Je suis dans ce domaine depuis 1988 et c'est la quatrième baisse des marchés que je vis. L'impact d'une telle situation est souvent que les gens se tournent davantage vers l'épargne que vers mes ''compétiteurs'' qui sont les magasins de meubles, les concessionnaires automobiles ou tous les autres domaines où le crédit est facile et accessible», illustre M. Larochelle.

Quant à Christian Pressouyre, directeur des ventes à l'Agence Sainte-Foy de l'Industrielle Alliance, il présente son secteur aux chercheurs d'emploi comme étant l'un des seuls à ne pas être affectés par la crise.

«Les entreprises manufacturières frappées par la crise vont souvent faire des licenciements alors que ce n'est pas notre cas, car on développe toujours de nouveaux marchés. De plus, certains produits que nous offrons, comme par exemple les assurances ou les fonds distincts garantis à 100 %, suscitent beaucoup d'intérêt en période de crise», explique-t-il.

Notoriété

Chez SFL, une filiale de Desjardins Sécurité financière qui avait également son kiosque à la Foire de l'emploi, on prévoit cependant une hausse du recrutement cette année, malgré la crise, grâce aux efforts investis pour améliorer la notoriété des conseillers en sécurité financière.

«En 2007, nous avions recruté 80 nouveaux employés au Québec, 120 l'an dernier et nous en prévoyons 140 de plus cette année. Nous travaillons beaucoup sur l'image avec des campagnes promotionnelles où l'accent est mis sur la qualité du travail des conseillers et le message qu'ils véhiculent, explique Simon Gravel, recruteur chez SFL.

«Avec la crise, il y a une certaine prise de conscience des gens envers leurs finances personnelles. On veut davantage faire le sortir l'aspect conseiller que la perception de ''vendeux d'assurances'' qui existe encore dans le public», explique M. Gravel.

Ce dernier ne craint d'ailleurs pas d'avouer qu'il a lui même perdu de l'argent dans la crise. «Ce n'est pas nécessairement la faute des conseillers! Avant cette crise, il y a toujours eu de la mouvance dans les produits financiers», conclut-il en mentionnant la dégringolade du titre de Nortel il y a quelques années.




Abribus : les casseurs de vitres auraient été épinglés

22 03 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Les policiers de Québec pourraient avoir mis la main sur les individus qui ont cassé des vitres de commerces, de résidences, d'automobiles et d'abribus à l'aide de billes en métal, principalement dans les secteurs de Limoilou, de Charlesbourg et de Beauport.

Ces méfaits ont débuté en janvier et ont notamment coûté quelque 85 000 $ en remplacements de vitres au Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Hier matin, deux jeunes hommes, Frédéric Hellie, 18 ans, et Sébastien Roy-Ferland, 19 ans, ont comparu devant le juge Jean-Pierre Dumais, au palais de justice de Québec, afin de répondre d'une accusation d'avoir brisé une ou des vitres d'un abribus. Ils demeurent détenus et ils devraient revenir devant le tribunal dès lundi après-midi pour leur enquête sur cautionnement.

«D'autres accusations devraient être portées contre ces individus», a précisé la procureure de la Couronne, Nathalie Leroux. Celle-ci s'est opposée à la remise en liberté des deux jeunes hommes.

À la police de Québec, on confirme l'arrestation de ces deux suspects, mais il n'a pas été possible de savoir dans quel cadre ils ont été appréhendés. Ils auraient été mis sous arrêt dans l'est de la ville de Québec.

200 plaintes

Ont-ils été pris sur le fait ou est-ce que c'est le fruit de l'enquête policière qui était en cours sur ces méfaits qui a mené à leur arrestation? Ce qu'on sait, c'est que des enquêteurs de la police de Québec tentaient depuis un certain temps de coincer les responsables de ces méfaits. Des rapprochements avaient été établis entre les différents événements. Environ 200 plaintes différentes avaient été déposées à la police.

Selon toute vraisemblance, les responsables de ces bris utilisaient une arme à air comprimé afin de lancer leurs projectiles.




Journée mondiale de l'eau: la Ville de Québec veut donner l'exemple

22 03 2009

( Éric Moreault - Le Soleil ) - (Québec) - David Miller, le maire de Toronto, a fait le serment de ne plus boire d'eau embouteillée, seulement celle du robinet. Une mesure qui s'étend à toute son administration. En cette Journée mondiale de l'eau, Québec a bien l'intention d'emboîter le pas.

«Le maire [Régis Labeaume] est d'avis que c'est une mesure pertinente, souligne François Picard, vice-président de l'exécutif à la Ville de Québec. On investit tellement dans le traitement de l'eau qu'il faut servir d'exemple», ajoute-t-il en soulignant «l'excellente qualité» de l'eau de Québec.

Malgré tous les investissements municipaux, l'eau du robinet «est extrêmement moins chère que l'eau embouteillée», rappelle-t-il. M. Picard souligne qu'aux séances du conseil municipal, les conseillers boivent de l'eau du robinet depuis longtemps.

Seules les machines distributrices seront exemptées du bannissement de l'eau embouteillée dans les édifices municipaux. «Comme on vend des boissons gazeuses, je verrais mal comment on pourrait faire...»

Lévis vient tout juste de se doter d'un Service de l'environnement. Alors, pour l'eau en bouteille, «il y a tellement de problématiques qu'on n'en est pas là. Il va couler de l'eau sous les ponts», explique Christian Brière, le directeur des communications. Il souligne toutefois que les élus boivent généralement de l'eau du robinet lors des séances du conseil municipal.

Il y a quelques semaines, la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a demandé aux collectivités de l'ensemble du pays de mettre fin à l'utilisation de l'eau embouteillée dans les établissements municipaux. L'Union des municipalités du Québec (UMQ), dont font partie Québec et Lévis, a entériné la position de la FCM.

On cherche ainsi à éviter que de nombreuses bouteilles de plastique se retrouvent dans la nature ou au dépotoir. Seulement 44 % du milliard de bouteilles consommées annuellement au Québec sont recyclées. La campagne a aussi pour but de promouvoir la consommation de l'eau du robinet, une ressource pour laquelle les villes dépensent beaucoup d'argent.

Le Conseil des Canadiens (CDC) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) y voient aussi une façon de soutenir une eau dont la propriété et la gestion sont publiques.

«À l'occasion de cette Journée mondiale de l'eau, nous demandons aux villes et aux collectivités de déclarer l'eau un droit de la personne et d'assurer un accès à de l'eau propre, sécuritaire et publique», a expliqué Maude Barlow, présidente nationale du CDC et conseillère principale sur les questions de l'eau auprès du secrétaire général de l'ONU.

«Il existe, au Canada et ailleurs dans le monde, un mouvement en croissance réclamant une protection de nos ressources en eau contre les menaces de privatisation et le sous-financement.» Les CDC et le SCFP appuient la démarche de bannissement des bouteilles d'eau.

Line Beauchamp, la ministre québécoise de l'Environnement, est favorable à une diminution de la consommation de l'eau embouteillée, mais estime qu'il serait abusif d'en interdire l'achat et la distribution dans les édifices publics. Mme Beauchamp craint qu'une interdiction favorise la consommation de boissons gazeuses ou énergétiques, moins bonnes pour la santé.

Même si les raisons écologiques pour éviter de boire de l'eau en bouteille sont de plus en plus évidentes, elles doivent triompher d'éléments symboliques puissants : le marketing et la peur. Il y a eu, ces dernières années, un effet de mode favorisant la consommation de l'eau embouteillée. Mais plus encore, la confiance des citoyens envers leur réseau d'aqueduc a été ébranlée par la tragédie de Walkerton, en Ontario, ou celle de Shannon, en banlieue de Québec. Sans parler des innombrables avis qui demandent à la population de faire bouillir leur eau avant de la consommer.

D'ailleurs, même si la plupart des Canadiens (68 %) continuent de boire l'eau du robinet, seulement 41 % la boivent directement, sans la filtrer ou la faire bouillir en premier, révèle une étude publiée la semaine dernière.

Une ressource vitale, mais facile à gaspiller

La majorité des Canadiens (53 %) considère l'eau comme la ressource naturelle la plus importante du pays, selon une étude dévoilée la semaine dernière. Et ils sont inquiets : plus de huit personnes sur dix croient que le Canada connaîtra un problème de pénurie d'eau potable à moins de porter attention à la conservation. Ce qui ne les empêche pas de continuer à gaspiller à des taux alarmants.

Fait paradoxal dans une province reconnue pour ses quelque 700 000 lacs et son fleuve, les Québécois (68 %) sont les habitants qui ont le moins confiance dans la capacité de leur région à répondre à leurs besoins d'eau douce. Ils sont aussi ceux (54 %) sont qui ont le moins confiance dans la sécurité et la qualité de l'approvisionnement ainsi que ceux (58 %) qui ont le moins confiance dans la capacité du Canada de répondre à ses besoins d'eau douce à long terme.

Les Canadiens croient utiliser en moyenne 66 litres d'eau par jour alors qu'ils en utilisent cinq fois plus : 329 litres par jour. Nous ne sommes pas les champions du gaspillage, mais pas loin. Seuls les Américains utilisent plus d'eau par habitant. Les Européens consomment moins de la moitié de l'eau qu'utilisent les Canadiens. Mais seulement 6 % des Canadiens croient que le gaspillage est une menace à l'approvisionnement en eau douce...

Le sondage Ipsos Reid que contient l'étude a été effectué auprès de 2165 Canadiens. Les résultats sont considérés comme exacts dans une marge de plus ou moins 2,2 %, 19 fois sur 20.




Ginette Reno
«Il ne faut pas chanter beau, il faut chanter vrai»

22 03 2009

( Michelle Coudé-Lord - Le Journal de Montréal ) - À 62 ans, après 50 ans de carrière, l’unique Ginette Reno nous surprend avec un album qu’elle-même n’attendait pas, Fais moi la tendresse.

«Je voulais faire un film. Je suis allée voir Denise Robert, la productrice, une femme de tête et de coeur; elle me dit alors: "Ginette est-ce vraiment ton dernier coup de coeur?" De retour à la maison, je me suis mise à réfléchir. Et voilà la réponse. La naissance de Fais-moi la tendresse après un an et demi de travail. Habituellement un album me prend deux mois» raconte la chanteuse, assise dans un petit bistro du Plateau Mont-royal.

Avoir un tête-à-tête avec Ginette Reno, c’est toucher la vie avec intensité.

Quand on lui demande de résumer ses 50 ans de carrière, elle dira simplement «j’ai l’impression de n’avoir rien fait. Comme si c’était hier. Cette carrière m’a comblée. C’est le plus beau métier du monde. C’est gratifiant, excitant, apeurant, ennivrant. Tout est paradoxal n’est-ce pas?»

LA SCÈNE

Sur scène, Ginette Reno donne tellement qu’elle souffre de tout son être. Pourtant, elle y retournera en septembre prochain.

«Les gens passionnés souffrent. Après un spectacle j’ai de la difficulté à m’asseoir, tellement ça fait mal, tellement l’énergie me transperce. Je suis électrocutée d’amour. Ça fait très mal, mais en même temps, je suis tellement bien.»

Mardi 24 mars, jour du lancement, Ginette Reno rencontrera son public au magasin Archambault, coin Berri-Ste-Catherine.

Elle raconte alors l’histoire de ce chanteur d’opéra qui avait tellement peur avant d’entrer sur scène qu’il aurait préféré avoir un coeur de pierre. Or, un jour, un ami lui dit: «avec un coeur de pierre, tu ne souffrirais pas, mais tu ne chanterais pas à l’opéra.»

Ginette Reno accepte donc de souffrir et rêve même de mourir sur scène... «Je me vois chanter et là, dans un si bémol incroyable, je m’écrase...wow!»

Devant moi, elle mime sa mort...

C’est tout ça Ginette Reno, intense, drôle, tantôt femme, tantôt petite fille.

«Je suis allergique à l’amour. Il y a seulement ça de vrai dans la vie. À la fin, t’es pas jugée sur tes trophées, t’es jugée sur ce que tu as donné.»

Elle se dit littéralement mariée avec son public.

«Lui et moi, nous sommes indivorcables. J’ai une relation de fidélité. Il a maturé avec moi; tantôt, je suis la meilleure amie du public, tantôt sa soeur. Les gens vieillissent avec moi.»

SA VOIX

Et cette voix, unique, forte et pure à la fois, qui habille encore parfaitement cet album Fais moi la tendresse, comment l’explique-telle?

«C’est un don de Dieu. Un cadeau incroyable. Mon père était stérile, donc je ne suis pas supposée être ici. Il souffrait du gloître. Un jour ma mère a demandé au bon Dieu de lui redonner sa virilité. Je suis née après sa maladie. On m’appelait un restant de gloître...gloître c’est la gorge. Mon don part de là. À 62 ans, je suis surprise d’avoir la voix que j’ai, et ce, même si j’en prends bien soin. Franchement, il y a des fois, je me dis, criss que t’es bonne...c’est pas des farces, je me rends moi-même en transe.»

Elle éclate de rire.

Ginette Reno a travaillé avec son fils Pascalain qui signe trois chansons de ce nouvel album. Une collaboration qui, dit-elle, ne fait pas l’unanimité dans son entourage. Elle ne la regrette pas un seul instant, même si ça n’a pas été évident pour le jeune homme de travailler avec maman...

«Moi, je pique des crises incroyables. Mais je suis contente du résultat. Pas facile pour lui d’être le fils de Ginette Reno. Y’a un beau talent» dit-elle fièrement.

VIEILLIR

Même si vieillir «la fait chier», elle se dit plus consciente de la vie, de qui elle est, en tant que femme et en tant que chanteuse.

«Au début, t’es jeune, t’es insouciante. T’as pas vraiment conscience de ce qui t’arrive. Aujourd’hui, je sais ce que je fais, je sais ce que je vaux. Jeune, je voulais tout savoir. Maintenant j’accepte de ne pas savoir.» En 50 ans de carrière, Ginette Reno a gagné beaucoup d’argent. Elle avoue être millionnaire.

«J’ai gagné trois millions de dollars et cet album-là m’en coûte 317 000$. Je viens de perdre de l’argent à la bourse. Mais si j’en ai gagné, je peux dire que j’en ai donné beaucoup. Je suis à l’aise.»

Il y a cet album, 45 spectacles à l’automne, à la salle Pierre-Mercure, sa biographie dont le titre est Toute petite qui sort à l’automne et elle prépare ce film sur sa vie d’ici deux ans.

PAS DE REGRET MAIS...

Dans ce bilan de 50 ans de carrière, elle déteste aborder un seul sujet: sa prestation contestée pour les motards de Mom Boucher.

Elle le racontera dans son livre.

«Ça m’a été demandé d’une manière ben croche. J’aime pas parler de cela. J’ai été au lit pendant plusieurs semaines» confie-t-elle, la tête baissée, prudente, craignant de rouvrir la plaie.

Soudainement on a le goût de lui faire la tendresse.

Cet album, est-ce son dernier coup de coeur?

«Si Dieu me prête vie, il y en aura peut-être d’autres. Une chose est certaine, je peux dire aujourd’hui que je n’ai aucun regret» conclut madame Ginette Reno.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

22 03 2009

Prévisions émises à : 5h00 HAE le dimanche 22 mars 2009

Aujourd'hui

Averses de neige cessant ce matin. Dégagement par la suite. Vents du nord-ouest de 20 km/h avec rafales à 40. Maximum moins 1. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit

Dégagé. Minimum moins 17.

Lundi

Ensoleillé avec passages nuageux. Vents devenant du nord à 20 km/h avec rafales à 40 tard le matin puis légers en fin de journée. Maximum moins 3.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 7. Maximum plus 4.

Mercredi

Ensoleillé. Minimum moins 6. Maximum 7.

Jeudi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 5. Maximum plus 2.

Vendredi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 3. Maximum plus 5.

Samedi

Alternance de soleil et de nuages. Minimum moins 3. Maximum plus 5.




Qu'est-ce que le Blogue-Média ?

22 03 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Vous consultez actuellement le seul Blogue entièrement consacré à l'information tant locale que provinciale, nationale, internationale et même spatiale. Ce blogue est sur la Toile depuis avril 2007. Plus de 50 000 textes y ont été publiés au fil du temps.

Etant basé à Québec, il est normal que j'accorde priorité aux informations touchant la Capitale ainsi que sa grande région mais je ne néglige aucune nouvelle d'importance, de quelque nature et de quelque provenance qu'elle soit.

Ayant pratiqué pendant une trentaine d'années le si beau métier de journaliste, surtout radiophonique mais aussi dans des hebdos et dans un quotidien - Le Journal de Québec à ses tous débuts dans ses locaux étroits du boulevard Charest-est puis dans son nouvel immeuble de la rue Béchard à Vanier - j'ai acquis une vaste expérience et alimenter le Blogue-Média est ma façon de continuer à rester actif mentalement et à me tenir informé de ce qui se passe sur la planète quotidiennement en prolongeant en quelque sorte ma profession pratiquée de 1966 à 1994. Remarquez qu'il m'arrive à l'occasion de commenter ou d'apporter des précisions sur certains articles provenant des médias ainsi que des agences de presse nationales comme internationales.

Je ne puis pas oublier non plus mon passage au micro de la station-mère du défunt réseau Télémédia, CKAC à Montréal, en 1974-75 ainsi que mes participations journalistiques quotidiennes aux célèbres émissions matinales humoristiques ''Le Zoo'' au FM93, à la fin des années 80 ainsi que ''La Jungle'' à CHIK-FM (maintenant Radio Énergie) au début des années 90, dix ans de douce folie et d'éclats de rire inoubliables avec mes collègues Gilles Parent (maintenant au ''Retour'' du 93,3FM), Alain Dumas (maintenant à Rythme FM à Québec) et Michel Morin (maintenant chef scripteur à la très populaire émission télévisée ''Gérard D. Laflaque'' à Radio-Canada).

Et sachez que vous n'êtes pas seul : vous faites partie du millier (et souvent plus) de visiteurs qui venez quotidiennement sur le Blogue-Média ( 20 454 en date d'hier le 21 mars, compilés depuis le 1er mars 2009 - réf: Les Statistiques du serveur de Branchez-vous.com qui héberge le Blogue-Média comme des dizaines de milliers d'autres blogues - Au total, 21 388 visites en février 2009 ).

Je suis heureux de colliger les infos pour vous et vous m'honorez de votre visite.

Un grand merci à tous

Marcel Charland

Editeur du Blogue-Média.




Objets volants non identifiés
La Grande-Bretagne lève le voile sur des dossiers «ovni»

22 03 2009

( Agence France-Presse ) – Le ministère britannique de la Défense a levé le secret sur des documents de son dossier «ovni».

Des détails sur l’observation d’un objet volant non identifié en forme de gros diamant le 4 août 1990 ont été révélés, dont des négatifs de photographies. L’ovni serait resté suspendu dans les airs pendant une dizaine de minutes, puis se serait envolé à toute vitesse vers le ciel.

Les Archives nationales ont permis l’accès à sept dossiers établis entre novembre 1987 et avril 1993, et qui recensent 1 200 observations d'objets volants non identifiés.

Un autre dossier rapporte le témoignage d'une promeneuse qui prétend avoir rencontré un extra-terrestre s'exprimant avec un «accent scandinave» et portant une combinaison de vol marron. Il lui aurait annoncé la visite amicale des extra-terrestres.

La femme, sous couvert d'anonymat, a téléphoné le 20 novembre 1989 aux services de l'armée de l'air pour raconter son expérience.

Les documents seront accessibles au public le mois prochain sur le site : http://www.nationalarchives.gov.uk/ufos.psr/hba/mfo.




Trois-Rivières
Un corps est retrouvé dans le Saint-Laurent

22 03 2009

( La Presse Canadienne - LCN ) - Un corps a été retrouvé dans le fleuve Saint-Laurent, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières.

Il s'agit d'un homme dans la soixantaine, mais on ignore tout de son identité.

Des témoins ont aperçu samedi matin le corps qui flottait à quelques mètres de la rive, près du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

D'après les premières observations, il ne se serait pas trouvé dans l'eau depuis très longtemps.

Le corps aurait pu être transporté par le courant sur une grande distance avant de se retrouver à cet endroit.




Oakland
Quatre policiers dans un état critique après une fusillade

22 03 2009

( LCN avec CNN ) - En Californie, quatre policiers se retrouvent dans un état critique après avoir été la cible d'un tireur, à Oakland.

Le suspect a d'abord ouvert le feu sur deux agents avant de prendre la fuite.

Une vaste chasse à l'homme s'est ensuite enclenchée.

Deux autres policiers ont été touchés après s'être rendus devant un bâtiment où le tireur s'était barricadé.

Le suspect a ensuite été abattu.

On ignore pour le moment son identité et le mobile de la fusillade.




Registre des armes à feu: Harper tente d'avoir l'appui d'un groupe de chasseurs

22 03 2009

( La Presse Canadienne - Mississauga ) - Le premier ministre du Canada Stephen Harper est revenu à la charge, samedi, afin d'obtenir un appui à son intention d'abolir le registre canadien des armes à feu.

S'adressant à des membres de l'Ontario Federation of Anglers and Hunters, il les a exhortés à contacter les députés de l'opposition pour les inciter à adopter éventuellement une loi qui permettrait l'abolition du registre des armes à feu pour les armes de chasse.

Harper a insisté sur le fait que les conservateurs tentaient de rallier une majorité en chambre dans le but d'abroger la loi concernant le registre des armes à feu pour les armes de chasse. Le chef conservateur a précisé que les partis d'opposition maintenaient leur opposition à ce projet, mais selon lui, ils savaient très bien eux aussi que les chasseurs qui sont respectueux des lois ne sont aucunement reliés au problème de la violence.

Le premier ministre a appelé les membres de la Chambre des communes à agir selon leur conscience.

Le gouvernement minoritaire de Harper n'avait jamais soumis le projet en chambre de peur de ne pas obtenir suffisamment d'appuis. Les conservateurs avaient plutôt réduit le budget consacré au respect du registre et omis de punir les propriétaires d'armes à feu qui ne s'étaient pas enregistrés.

Le registre des armes à feu avait été mis en place par l'ancienne administration libérale, mais a toujours été remis en question par les conservateurs l'accusant d'être une source de bureaucratie inutile et de coûter très cher à appliquer.




Obama défend de nouveau son secrétaire au Trésor

22 03 2009

( La Presse Canadienne - Washington ) - Le président américain Barack Obama a affirmé qu'il n'accepterait pas la démission de son secrétaire au Trésor Timothy Geithner si elle lui était proposée, dans une interview à CBS qui doit être diffusée dimanche soir.

Barack Obama assure que ni lui, ni M. Geithner n'ont jamais parlé de la démission du secrétaire au Trésor mais que «la critique est naturelle», dans ce contexte de crise économique, indique un communiqué de la chaîne de télévision américaine, citant des propos du président américain dont une longue interview doit être diffusée dimanche dans l'émission 60 Minutes.

Et si jamais M. Geithner proposait sa démission, a plaisanté M. Obama, «je répondrais: "désolé, mon pote, tu gardes ton boulot"».

«Cela va prendre un petit peu plus de temps que nous le souhaiterions pour être certains que ce plan (de relance de l'économie américaine) fonctionne», ajoute M. Obama.

«Bien sûr, après, nous ferons toujours l'objet de critiques. Qu'est-ce qui vous a pris si longtemps? Vous avez été au pouvoir 40 jours entiers et vous n'avez pas encore résolu la plus grave crise financière depuis la Grande dépression?», s'est exclamé M. Obama en riant.

Le président a également reconnu qu'il avait besoin du soutien de Wall Street pour le plan destiné à débarrasser les banques de leurs actifs toxiques, qu'il s'apprête à dévoiler la semaine prochaine, alors que la crise financière n'en finit pas de faire des victimes dans le secteur.

M. Obama a par ailleurs estimé que les cadres de Wall Street «auraient bien besoin de passer un peu de temps hors de New York» pour se rendre compte du marasme économique dans lequel se débattent les Américains et comprendre pourquoi ils peuvent être «frustrés» par le montant de primes accordées dans la finance.




Venezuela: l'armée prend le contrôle des ports et aéroports

22 03 2009

( Agence France-Presse - Caracas ) - L'armée vénézuélienne a occupé samedi les ports et des aéroports du pays, conformément à une nouvelle loi assurant à l'Etat le contrôle de ces infrastructures, a annoncé le président Hugo Chavez.

Jusqu'à présent, la gestion des ports et aéroports relevaient de la seule compétence des régions, dont certaines sont dirigées par l'opposition, accusée par M. Chavez de chercher à déstabiliser son gouvernement.

«Depuis ce matin, nous avons commencé à inverser le démembrement de l'unité nationale, du territoire, de la souveraineté. Nous sommes en train de réunifier la patrie», a lancé le président vénézuélien, chef de file de la gauche radicale en Amérique latine.

Les militaires vénézuéliens ont pris au total le contrôle de sept ports et aéroports, dont celui de la seconde ville et poumon pétrolier du pays, Maracaibo (ouest), le bastion de l'opposition.

Le patron de l'Institut national de l'aéronautique civile (Inac), José Luis Martinez, a indiqué que l'opération s'était déroulée sans incident, précisant que les «nouvelles autorités maintenaient le contact avec les administrations précédentes».

Les gouverneurs de l'opposition, qui dirige cinq des 22 régions du pays, ont dénoncé un coup de force des autorités centrales. M. Chavez les a menacés de prison au cas où ils tenteraient de s'opposer à l'occupation de l'armée.

L'envoi des militaires intervient au lendemain d'une grande manifestation à l'appel des sympathisants de l'opposition à Maracaibo, dont le maire Manuel Rosales, ancien adversaire malheureux de M. Chavez à la présidentielle, est actuellement poursuivi pour corruption par la justice.




Les Etats-Unis énoncent leurs priorités en Afghanistan

22 03 2009

( Pascal Mallet - Agence France-Presse - Bruxelles ) - Les États-Unis ont dévoilé samedi les grandes lignes de la nouvelle stratégie pour l'Afghanistan qu'ils présenteront lundi aux Européens et dont le renforcement de la police afghane constitue désormais une priorité.

«La formation de la police, l'éducation, l'agriculture et la santé», tels sont, selon l'envoyé spécial des États-Unis en Afghanistan et au Pakistan Richard Holbrooke, les axes de l'action civile internationale à mener en complément des opérations militaires de l'Isaf, la force commandée par l'OTAN. M. Holbrooke a certes affirmé que l'administration Obama n'avait pas encore fini de revoir la stratégie américaine en Afghanistan.

Mais dans un colloque à Bruxelles, il a largement passé en revue les thèmes que Washington entend aborder à la grande conférence internationale sur l'Afghanistan prévue le 31 mars à La Haye.

Il a souligné l'importance de la lutte contre le trafic d'opium et d'héroïne, dont l'Afghanistan produit 90% de la récolte mondiale, en déplorant que «les 800 millions de dollars dépensés chaque année par les États-Unis dans ce secteur n'ait rien donné, rien».

L'administration américaine, a-t-il dit, veut que l'agriculture afghane bénéficie d'un vaste soutien, passant par l'irrigation et le désenclavement des paysans afghans par la construction de routes.

Mais il a tout particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les effectifs et d'améliorer la qualité de la police afghane, qu'il juge insuffisamment nombreuse et largement corrompue.

Les effectifs actuels de la police sont passés récemment de 78 000 à 82 000, mais M. Holbrooke n'a pas fixé d'objectifs en termes de nombre.

Le gouvernement du président Hamid Karzaï s'est prononcé pour un doublement de la police, mais, selon un responsable de l'OTAN, Washington viserait même les 200 000 hommes.

«Nous devons donc trouver un moyen à la fois d'accroître la taille (de la police) et de l'améliorer permettant à l'Isaf de faire son travail au lieu d'avoir à se substituer à la police», a résumé M. Holbrooke.

Il a nié l'existence de divergences entre les Européens et les États-Unis. L'Union européenne a accepté l'an dernier de doubler à 400 le nombre de ses instructeurs affectés à la formation des cadres de la police afghane. Mais, elle n'a pas réussi pour l'instant à en envoyer plus de 200.

Les Américains penchent pour la création d'un grand centre de formation commun à la police et à l'armée, qui nécessiterait de 2 000 à 3 000 instructeurs, selon le responsable de l'OTAN.

«Il nous faudra fusionner les deux points de vue», s'est-il borné à dire, soulignant qu'il n'y aurait pas deux centres de formation.

Le responsable américain aura l'occasion d'en discuter lundi avec les ambassadeurs des 26 pays au siège bruxellois de l'OTAN comme avec ceux des 27 pays de l'UE, dans le cadre de son Comité politique et de sécurité.

Pour M. Holbrooke, cependant, l'issue de la lutte en Afghanistan contre les talibans dépend aussi beaucoup de la situation dans l'ouest du Pakistan, dans la zone tribale mal contrôlée par Islamabad où les rebelles afghans et Al-Qaeda bénéficient d'un sanctuaire.

«Mais il n'y aura pas de troupes américaines ou de l'OTAN au Pakistan. C'est une ligne rouge pour le gouvernement pakistanais que nous nous devons de respecter», a-t-il reconnu, même si les États-Unis utilisent des drones et tirent des missiles air-sol sur des objectifs hostiles situés en territoire pakistanais, dans la zone frontalière avec l'Afghanistan.

Autre composante de la stratégie que Washington défendra devant ses alliés, l'approche régionale, c'est-à-dire élargir la concertation aux pays voisins de l'Afghanistan ou du Pakistan, la Chine, l'Inde et l'Iran notamment.




Ottawa a réduit son aide pour les troubles causés par l'alcoolisation foetale

22 03 2009

( La Presse Canadienne ) - OTTAWA — Les sommes consacrées par le gouvernement fédéral pour lutter contre les problèmes causés par l'alcoolisation foetale ont été comprimées, année après année, selon un nouveau rapport.

L'Agence de la santé publique du Canada consacre annuellement 3,3 millions $ pour ses programmes concernant l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale (ETCAF). Mais, selon un rapport, l'organisme fédéral ne dépense qu'environ deux tiers de tout cet argent.

"Chaque année, les programmes n'ont reçu qu'une part des sommes consacrées", peut-on lire dans une évaluation interne, dont La Presse Canadienne a obtenu un exemplaire en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. "Il n'est pas clair pourquoi ces compressions sont devenues habituelles."

Les troubles en question, résultant de la consommation d'alcool durant la grossesse, causent plusieurs handicaps physiques, mentaux et comportementaux.

L'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale toucherait 300 000 Canadiens, dont bon nombre souffrent de troubles graves d'apprentissage, et coûterait environ 24 000 $ annuellement en services sociaux et soins de santé pour chaque enfant affecté.

Les programmes fédéraux ont débuté en 1999, et l'évaluation interne de 205 000 $ menée par des enquêteurs du ministère des Travaux publics a porté sur les dépenses effectuées depuis avril 2004, dont certaines concernent des projets en vigueur cette année.

Les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que les programmes étaient nécessaires et qu'ils devraient être maintenus, mais que le financement du programme a été effectué de manière imprévisible, malgré les engagements de l'agence fédérale dans ses budgets annuels.

"Même les fonds affectés (...) le sont si graduellement à travers l'année (que) les administrateurs demeurent incertains jusqu'au dernier trimestre de l'exercice financier du budget total qu'ils auront", peut-on lire dans le rapport.

Les délais pour l'approbation de projets financés par les programmes fédéraux sont d'environ 11 mois. La majeure partie des ces délais est attribuable au temps d'attente avant d'obtenir l'assentiment des cadres supérieurs.

Le rapport a également mentionné que la position de Santé Canada, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de quantité sécuritaire d'alcool pouvant être consommée durant la grossesse, n'a pas été comprise clairement par près des deux tiers des Canadiens sondés en 2006.




Québec
Journée sans sacs de plastique. . . sans qu'on le remarque

22 03 2009

( Agence QMI - Marc-André Séguin ) - La journée sans sacs de plastique organisée par la Ville de Québec est passée inaperçue, si on s'en fie aux commerçants du quartier Montcalm.

Alors que le beau temps avait fait sortir les gens sur les terrasses et dans les commerces, personne ne semblait au courant qu'on les invitait samedi à ne pas utiliser de sacs de plastique pour faire leurs emplettes.

Mélodie Allard, gérante de l'épicerie Metro sur la rue Cartier, a avoué qu'elle n'avait pas été mise au courant de l'événement. «C'est dommage, a-t-elle dit. Ce serait une belle initiative, à condition qu'on le sache!» Même son de cloche à l'épicerie voisine Provisions Inc.

«Souvent, je reçois des fax de la police lorsqu'il y a des événements dans le coin, comme la Fête Nationale, a affirmé Bruno Drouin, propriétaire de l'établissement. Mais cette fois-ci, la Ville ne m'a rien envoyé.» Son employée, Septiembre Escobar, qui était au courant de l'initiative de la Ville, n'a quant à elle remarqué aucune tendance de la part du public.

«L'absence de sacs de plastique, on ne trouve ça qu'à la SAQ, a ironisé Pierre Drouin, le père du propriétaire. Plusieurs personnes viennent chez nous chercher des sacs avant d'acheter leurs bouteilles.»

Tous les commerces visités ont avoué ne pas être au courant de la tenue de la journée sans sacs de plastique. Ils n'ont pas remarqué une attitude particulière de la part de leur clientèle qui leur ferait croire qu'ils étaient informés de l'événement.

La journée sans sacs de plastique a été initiée par le Festival mondial de la Terre. Elle se tient quatre fois l'an à l'échelle provinciale les 21 mars, 21 juin, 21 septembre et 21 décembre. Le service des communications de la Ville n'a pu être joint pour commenter.




Manifestations à Washington, San Francisco et Los Angeles contre la guerre en Irak

22 03 2009

( Associated Press et La Presse Canadienne ) - WASHINGTON - Entre 2.500 et 3.000 manifestants se sont retrouvés samedi à Washington pour marquer le sixième anniversaire de la guerre en Irak et appeler à la fin des hostilités. D'autres rassemblements ont eu lieu à San Fransisco et Los Angeles.

"Nous avons besoin de travail et d'écoles, pas de guerre", "Stop la guerre!", c'est ce qu'on pouvait lire sur les pancartes et les banderoles brandies par les participants. Plus de 1.000 associations soutenaient le défilé, selon les organisateurs.

Les manifestants, qui demandaient le retrait immédiat des troupes américaines d'Irak, ont marché du Lincoln Memorial, en passant par le Pentagone, jusqu'à Arlington County, en Virginie, où ils ont déposés des cercueils non loin du cimetière national (280.000 tombes).

Le président américain a affirmé qu'il prévoyait de désengager 100.000 soldats du pays d'ici à l'été 2010. Il a promis de retirer l'intégralité des troupes avant fin 2011, une date qui figure dans l'accord conclu entre le gouvernement irakien et le gouvernement de son prédécesseur George W. Bush.

Des manifestations similaires étaient aussi organisées à Los Angeles, où les gens se sont allongés en plein Hollywood Boulevard, en mémoire des soldats tués en Irak et à San Francisco, où des affrontements ont eu lieu avec la police.

La guerre en Irak a commencé le 20 mars 2003 à l'aube avec des bombardements sur le sud de la capitale irakienne Bagdad.




Afghanistan : Kandahar et Petawawa en deuil

22 03 2009

( La Presse Canadienne ) - Quelque 3000 soldats de l'OTAN ont pris part samedi, à la base militaire de Kandahar, à une cérémonie avant le rapatriement des corps de quatre militaires canadiens tués vendredi dans le sud du pays. Un interprète afghan est mort et huit soldats canadiens ont été blessés dans ces deux attaques distinctes.

Les cercueils ont été transportés dans l'avion qui doit les ramener en Ontario, où ils étaient tous basés.

Pendant ce temps, c'était jour de deuil à la base militaire ontarienne de Petawawa, où les quatre soldats étaient connus de nombreuses personnes. Les Forces canadiennes y ont tenu un bref point de presse pour dire que les familles et les proches des défunts ne seront pas oubliés.

Deux attaques distinctes

Le caporal-chef Scott Vernelli, le caporal Tyler Crooks et leur interprète afghan ont été tués et cinq autres militaires ont été blessés par un engin explosif alors qu'ils effectuaient une patrouille à pied dans le district de Zhari, à l'ouest de Kandahar, vers 6 h 45, heure locale, vendredi. Scott Vernelli et Tyler Crooks étaient sur le point de terminer leur tour de mission de six mois en Afghanistan.

Environ deux heures plus tard, les soldats Jack Bouthillier et Corey Joseph Hayes ont été tués et trois autres militaires, blessés, par l'explosion d'une bombe en bordure de route dans le district de Shah Wali Kot, au nord-ouest de Kandahar.

Le caporal-chef Vernelli et le caporal Crooks appartenaient au 3e bataillon du Royal Canadian Regiment, tandis que les soldats Bouthillier et Hayes appartenaient au régiment des Royal Canadian Dragoons. Tous provenaient de la base de Petawawa, en Ontario.

Depuis le début de la mission canadienne en Afghanistan, en 2002, 116 militaires ont été tués dans le pays. Huit sont morts depuis le début du mois de mars.